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 Extrait de livre de C.Chaumet

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MessageSujet: Extrait de livre de C.Chaumet   Lun 20 Déc - 18:39

Christophe CHAUMET, hypnothérapeute, a eu l'extrême gentillesse de nous transmettre un extrait de son livre et de nous autoriser à le publier sur le forum.

Hypnothérapie, thérapie sous hypnose, Christophe Chaumet.

Le livre est disponible par Internet à cette adresse:
http://www.hypnotherapie-le-livre.com/, la version papier coûte 18,90
euros et la version PDF téléchargeable ne coute que 4 euros.



Citation :
Les troubles anxieux

Pour bien comprendre comment on peut travailler sur les problèmes qui sont liés à la peur, les troubles anxieux, il est intéressant de comprendre comment fonctionne cette émotion particulière. D'autant plus que d'après le ministère de la Santé des USA, 50% des troubles psychologiques reportés, autres que ceux liés à la consommation de drogue, sont des troubles anxieux. Cela correspond à mon expérience personnelle: j'ai constaté au fils des ans que les consultations pour les troubles anxieux sont bien plus nombreuses que pour les autres cas.
Les circuits de la peur ont été identifiés assez récemment, dans les années 70 à 80, notamment par les travaux de Joseph Ledoux, professeur à l'Université de New York.


Illustration based on LeDoux JE (1994) Emotion. Memory, and the Brain. Scientific American.

Les deux circuits de la peur

La perception est aiguillée au niveau du thalamus d'une part vers l'amygdale et d'autre part vers le cortex visuel. L'amygdale génère la réponse physique émotionnelle avant même que le cortex visuel ait pu traiter l information Le traitement par le cortex permet de moduler la réponse émotionnelle dans un deuxième temps. Ce mécanisme élaboré par des millions d'années d'évolution permet une réponse rapide face à un danger tout en évitant les excès que l'on retrouve dans l'agoraphobie. L'amygdale joue le rôle de mémoire émotionnelle inconsciente, indépendante du cortex et de la cognition.

La peur a un intérêt évolutif évident. Il est primordial pour un être vivant de se souvenir de ce qui peut constituer un danger pour lui et d'y répondre le plus rapidement possible. On a identifié deux circuits neuronaux de la peur, un court et un long. Le premier circuit court permet une réponse immédiate avant même que le cortex visuel ait traité l'information. C'est quasiment un réflexe acquis. Le

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MessageSujet: Re: Extrait de livre de C.Chaumet   Lun 20 Déc - 18:41

Citation :
deuxième plus long passe par le cortex visuel et viens ensuite moduler la réponse du premier circuit. La mémorisation d'un danger est immédiate, instantanée et durable. Les signes physiques de la peur : tremblements, mains moites, suées, tachycardie, boule dans l'estomac ou la gorge, sensation d'oppression, d'étouffement, mal au ventre, diarrhées, vomissements, etc., sont les manifestations de la préparation du corps à réagir face à un danger. Il se retrouvent pratiquement identiques chez les autres mammifères. La première réaction peut être une immobilisation, et simultanément, le corps se prépare soit à combattre soit à fuir, c'est-à-dire dans tous les cas à fournir un effort physique intense.

La peur est une émotion qui est traitée par des zones spécifiques du cerveau, et en premier lieu l'amygdale, qui agit comme une véritable mémoire émotionnelle inconsciente, différente de la mémoire cognitive. La plupart de nos peurs sont acquises - il existe bien quelques peurs innées, comme la peur du vide, la peur des serpents ou des araignées, mais elles sont très limitées. Cette mémorisation est faite dans l'amygdale, et semble être réalisée par la création de connexions entre neurones qui sont apparemment définitives, au moins dans certains cas. Cela signifie qu'une peur acquise peut le rester indéfiniment. Sauf qu'heureusement la nature a prévu un mécanisme d'inhibition - l'extinction - qui permet que ces circuits créés ne soient plus activés. Cela permet le déconditionnement comme l'a montré Pavlov dans les années 20.

Malheureusement, comme ces circuits restent, ils peuvent aussi être réactivé, parfois de nombreuses années plus tard, à l'occasion d'un nouveau stimulus, ce que Pavlov avait aussi remarqué. Cette réactivation des peurs anciennes, qui semblaient être oubliées, est très souvent décrite par les patients. La conséquence de ceci est que si on peut effectivement aider un patient à se débarrasser d'un trouble anxieux, grâce à l'extinction, il peut être intéressant de lui apprendre à faire de l'autohypnose pour qu'il puisse recommencer le processus si jamais sa peur venait à être réactivée plus tard. Une autre conséquence de cela, c'est que les peurs ne peuvent que s'additionner au fil du temps. Plus nous vieillissons et plus nous pouvons, potentiellement, avoir des peurs mémorisées.

Lorsqu'une réaction de peur est déclenchée, l'amygdale en plus de provoquer toutes les manifestations physiques par l'intermédiaire des glandes hypophyse et pituitaire, transmet des informations vers le cortex et vers les zones qui semblent contrôler la mémoire explicite, celle qui est mise en jeu quand nous retrouvons un souvenir consciemment. Cela signifie, comme on le sait bien, que les peurs sont mémorisées aussi à un niveau conscient. En sens inverse, l'extinction d'une peur semble être commandée par le cortex, c'est à dire par des fonctions supérieures de l'esprit. Les liaisons entre le cortex et l'amygdale sont beaucoup moins efficaces que celles en sens inverse ce qui explique qu'il faille de nombreuses répétitions pour éteindre une peur alors qu'une seule occurrence suffit pour la mémoriser.

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MessageSujet: Re: Extrait de livre de C.Chaumet   Lun 20 Déc - 18:42

Citation :
Le stimulus qui provoque le déclenchement de la peur est traité par le thalamus, une zone plus primitive que le cortex et bien moins développée, et où le traitement de l'information est sommaire, ce qui fait que des stimulus semblables, mais non identiques au stimulus originel peuvent aussi déclencher la peur. Ceci explique par exemple que dans les cas de syndrome de stress post- traumatique, les patients ont des crises de panique déclenchées par des stimulus qui peuvent sembler banals. Par exemple, une porte qui claque peut déclencher une crise alors que le traumatisme a été provoqué par une explosion lors d'un conflit armé. Dans les deux cas, il s'agit d'un bruit fort et soudain et le thalamus ne fait pas la différence. Le cortex peut le faire, mais il le fait après que la peur ait été déclenchée.

La mémorisation consciente ou explicite semble être liée à l'hippocampe qui mémorise non seulement le stimulus qui a déclenché l'émotion, mais aussi tout le contexte. Cette mémorisation du contexte explique comment une peur peut se généraliser progressivement. L'hippocampe est une région du cerveau qui mûrit plus tard que l'amygdale, aux environs de deux à trois ans. Cela pourrait expliquer que de très jeunes enfants peuvent mémoriser des peurs au niveau émotionnel, dans l'amygdale, sans en avoir de souvenir conscient, parce qu'à l'époque l'hippocampe n'était pas assez mûr pour stocker l'information.

Cette mémorisation n'est pas toujours réalisée, car dans des situations de stress particulièrement fort, l'hippocampe et la mémoire associée peuvent être inhibés par les hormones sécrétées lors du stress. Si le stress se prolonge trop longtemps, les dégâts peuvent être irréversibles, des neurones de l'hippocampe peuvent être détruits. Par exemple chez des vétérans de la guerre du Vietnam qui souffrent de syndrome de stress post-traumatique, l'hippocampe est rétréci et ces personnes souffrent de troubles de la mémoire, mais leur QI est resté intact.

La peur comme les autres émotions se transmet, par les expressions du visage, par le ton de la voix, par, les comportements. Un enfant même très petit peut ressentir la peur transmise par sa mère, ou de façon plus générale son entourage, sans savoir de quoi il s'agit. Il ressentira de la peur, il mémorisera que le monde peut être dangereux, sans savoir pourquoi et sans en être conscient.

La peur, comme les autres émotions, peut être déclenchée par l'imagination, par des constructions mentales, par des rêves, par des processus inconscients. Il existe aussi des cas, où le danger est réel, mais la réponse émotionnelle disproportionnée au danger. Par exemple, une patiente ne pouvait pas monter sur un tabouret ou une chaise pour faire ses vitres, elle avait trop peur de tomber. La peur du vide fait partie des peurs innées, elle nous est utile, mais dans ce cas, c'était excessif.

Dans des situations identiques, tout le monde ne développe pas un trouble anxieux. Il semblerait que certaines personnes aient une sensibilité particulière qui se manifeste soit par un déclenchement particulièrement facile de la peur, soit par des réactions particulièrement intenses. Comme on retrouve souvent des symptômes semblables chez d'autres membres de la famille du patient atteint de

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MessageSujet: Re: Extrait de livre de C.Chaumet   Lun 20 Déc - 18:44

Citation :
trouble anxieux, on peut se demander s'il n'existe pas une prédisposition génétique. Comme on ne peut rien faire pour changer cela, il peut être intéressant pour le patient d'apprendre à se soigner lui-même par l'autohypnose. D'un autre côté, comme les peurs sont apprises, il est aussi possible que la peur soit transmise aux enfants par le comportement des parents ou de l'entourage, ce qui serait une transmission non génétique, mais purement sociale.

Les patients qui souffrent de troubles anxieux développent tout un arsenal de comportements et de stratégie d'évitement. Ils essayent au maximum de ne plus être confrontés à ce qu'ils pensent être des déclencheurs de leur peur. Au fil du temps, ces évitements peuvent devenir des habitudes et être complètement automatiques, inconscients. Cette façon de faire, tout à fait compréhensible a un inconvénient majeur: cela les empêche de se rendre compte que le déclencheur n'a plus d'effet après que la peur ait été inhibée par le processus naturel de l'extinction. C'est pourquoi après avoir traité la peur mémorisée, il faut pousser les patients à se confronter progressivement aux anciens déclencheurs pour qu'ils se rendent compte qu'ils n'ont plus à en avoir peur et modifier leurs comportements d'évitement qui en général les handicapaient, comme par exemple de monter dix étages à pieds tous les jours pour éviter de prendre l'ascenseur.


Cas général

La première chose à faire est donc de chercher s'il existe un processus inconscient qui entretient la peur, ou s'il s'agit seulement d'une peur mémorisée. Lorsqu'un processus inconscient est identifié, on fait ce qu'il faut pour l'arrêter: recadrage, ré-empreinte, sous-modalités, etc. Ensuite, on s'occupe de la mémoire émotionnelle.

Pour redonner confiance aux patients qui ont un trouble anxieux, on peut utiliser la métaphore du Chemin de vie, afin qu'ils voient tout le chemin qu'ils vont parcourir, leur futur, et qu'ils se voient eux-mêmes très âgés. Se voir très âgé leur permet de comprendre inconsciemment qu'ils ne vont pas mourir de ces crises, et d'en avoir déjà moins peur. Cela permet de diminuer la peur de la peur.

Pour supprimer progressivement la mémoire émotionnelle, on peut utiliser la visualisation avec dissociation. On demande au patient de se voir en train d'avoir une crise, de l'extérieur, comme dans un film. La dissociation lui permet de prendre de la distance par rapport à ce qu'il a vécu et de diminuer l'importance qu'il accorde à cette crise. La voir de l'extérieur, comme s'il s'agissait de quelqu'un d'autre lui permet de relativiser à un niveau conscient l'importance de la crise. Ensuite on demande au patient de revenir en arrière dans le temps, avant la crise, et de parler à son double, à lui-même dans le temps, et de lui expliquer ce qu'il va vivre, de lui expliquer que cela n'aura pas de conséquence, qu'il ne va pas mourir, que ça va se terminer rapidement, que c'est juste un petit moment désagréable à passer, et tout ce qu'il faut pour préparer son double à passer cette

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MessageSujet: Re: Extrait de livre de C.Chaumet   Lun 20 Déc - 18:45

Citation :
expérience de façon la moins pénible et la moins traumatisante possible. Quand c'est fait, on demande au patient de voir son double avoir la crise, mais avec beaucoup plus de calme puisqu'il sait comment ça va se terminer. Quand c'est fait, on demande au patient de revivre en associé ce qu'il vient de voir, d'entendre son double du futur venir lui expliquer la suite des événements, et vivre la crise en sachant tout ce qui va se passer. On demande enfin au patient de revivre plusieurs fois cette crise dans cet état d'esprit de calme de plus en plus profond. Il s'agit d'un déconditionnement, ou extinction. Le patient gardera le souvenir conscient de ses crises, mais il n'y aura plus d'émotion violente associée.


Les angoisses, les attaques de panique

Il existe différentes définitions de l'angoisse. Nous appellerons angoisses tout ce qui est peur d'origine inconsciente et qui n'est pas associée à un objet ou à une situation particulière, contrairement aux phobies.

Les symptômes sont ceux de la peur sans qu'il y ait de déclencheur identifié. L'angoisse peut se manifester de différentes manières, avec des intensités différentes. Tous les symptômes ne sont pas nécessairement présents en même temps, cela varie en fonction des individus.

Dans l'angoisse, la peur se manifeste de façon aléatoire, en apparence du moins, car elle relève de l'inconscient. Un processus inconscient s'est déclenché qui n'a pas de relation apparente avec l'événement ou le lieu présent. L'angoisse peut aller jusqu'à l'attaque de panique, c'est une question d'intensité. Ce processus inconscient qui déclenche la peur de façon intense, au niveau de l'inconscient, est le même, seule l'intensité des symptômes varie.

S'agissant d'un processus inconscient, les gens ne comprennent pas ce qui se passe, ont peur de perdre le contrôle d'eux-mêmes et de devenir fous, ce qui amplifie leur peur. Après une ou deux crises d'angoisse s'installe la peur que l'angoisse ne revienne (la peur de la peur).

Les angoisses peuvent se manifester durant le sommeil, entraînant des cauchemars et un réveil brutal. Cela peut être plus ou moins permanent, on parle alors d'anxiété généralisée (les gens ont tous les jours une boule dans la gorge), ou bien ponctuelle. Ces classifications ne nous semblent pas pertinentes pour faire de la thérapie. L'important, en hypnothérapie, étant de comprendre le mécanisme psychique qui les provoque.

La peur est une émotion de base, fondamentale, qui se retrouve chez tous les mammifères, et qui correspond à un mécanisme fondamental de survie face à un danger. La peur prépare l'organisme à réagir face, soit en luttant, soit en fuyant, soit en se cachant. Le corps se prépare donc soit à l'action (le cœur bat vite, les muscles et les nerfs sont sous tension) soit à se cacher (on est paralysé par la peur).

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MessageSujet: Re: Extrait de livre de C.Chaumet   Lun 20 Déc - 18:47

Citation :
La particularité, dans les angoisses, est qu'on ne situe pas le danger. Il n'y a pas de danger réel, il existe uniquement dans l'esprit de la personne, à un niveau inconscient. Le travail, en tant que thérapeute, va donc consister à trouver quel est ce processus inconscient, et à le mettre à jour afin d'agir sur ce processus pour l'arrêter.

Face à ce genre de problème, on met le patient sous hypnose et on fait une recherche des causes inconscientes. Le point de départ est constitué des symptômes des différentes crises. On demande donc au patient de se souvenir d'un moment où il a ressenti l'angoisse. S'il fait une crise dans le cabinet, on lui demande de se concentrer sur son ressenti physique, ses symptômes et de laisser son inconscient chercher ce qui est derrière. Il faut bien sûr que la personne soit en état d'hypnose sinon le conscient risque de bloquer.

Tout dépend alors de ce que l'on va trouver. Par exemple, une patiente faisait des attaques de panique. L'hypnose a permis de retrouver l'origine de ses peurs: lorsqu'elle était âgée de 13 ans environ, elle était tombée dans un canal d'irrigation à fort courant, et s'est fait emporter par le courant. Elle a réussi à s'en sortir seule, mais a été confrontée à la peur de la mort. C'est très fréquent parmi les gens qui ont des angoisses. Cette patiente est un cas particulier, car, vers l'âge de vingt ans, elle a fait une expérience au LSD qui a mal tourné, elle s'est sentie très mal et a cru qu'elle allait mourir. Sous acide, c'est la vivification de la première histoire qui a provoqué la peur, entraînant une agoraphobie, en se disant: « à chaque fois queje m'éloigne de chez moi, il m'arrive quelque chose, je suis en danger ».

Les angoisses peuvent concerner les gens qui ont eu un malaise et ont cru qu'ils allaient mourir, croyant à une crise cardiaque. A partir du moment où les personnes ont la sensation qu'ils vont mourir, cela crée une peur phénoménale qui les marque durablement. A partir de ce moment, le moindre signe physique qui sort un peu de l'ordinaire, essoufflement, tachycardie, vertige, nausée, etc., peut être interprété comme le début d'une crise, ce qui leur fait très peur et déclenche effectivement une crise. Ces personnes repensant inconsciemment à cet événement et à l'idée qu'ils auraient pu mourir à ce m ornent-là, ils gardent en eux l'idée qu'ils peuvent mourir n'importe quand, à n'importe quel moment sans prévenir. Dans ce cas, bien sûr, il est important de faire un recadrage, en expliquant que la sensation de mort imminente qu'ils ont ressentie est uniquement due à une erreur d'interprétation de leur part, sans aucun danger réel. Ces seules paroles ne vont pas les rassurer. Ils devront d'abord reprendre confiance dans leur corps, dans ses manifestations, dans leurs sensations internes, car, pour eux, toute sensation inhabituelle dans leur corps est une catastrophe menant à la mort.

Il y a ensuite des mécanismes de contamination, c'est à dire que comme les crises se déclenchent inconsciemment, cela peut être n'importe où, or le contexte de déclenchement de chaque crise est mémorisé.,donc chaque endroit où une crise s'est déclenchée pourra être perçue comme étant potentiellement un

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MessageSujet: Re: Extrait de livre de C.Chaumet   Lun 20 Déc - 18:48

Citation :
déclencheur d'une crise et sera à éviter. Par exemple si une crise s'est déclenchée une fois dans un restaurant, tous les restaurants deviendront des lieux angoissants et le patient n'y retournera pas, ou bien s'il y retourne, il se mettra le plus près possible d'une issue pour pouvoir fuir si une crise se déclenchait. Chaque lieu de déclenchement d'une crise s'ajoute à la liste des lieux angoissants, liste qui peut devenir tellement longue que le patient n'ose plus sortir de chez lui.


Les phobies

Dans les phobies, le patient est également confronté à la peur, très intense, mais, contrairement aux angoisses, les phobies partent d'un déclencheur connu du patient. La peur, très intense, n'est pas du tout en relation avec le danger réel, minime ou même inexistant.

Le déclencheur peut être plus ou moins spécifique suivant les cas. A un moment ou à un autre, dans la vie du patient, une association s'est faite entre le déclencheur et une peur intense. Cette peur est réactivée à chaque fois que le déclencheur est repéré par le patient. Le thérapeute doit donc essayer de trouver cette association originelle pour pouvoir utiliser le mécanisme naturel de l'extinction. Pour faciliter cette recherche, il peut être intéressant de savoir quand la phobie a commencé.

Pour ce faire, le patient est mis sous hypnose et une recherche inconsciente est effectuée à partir du déclencheur de la phobie. Lorsque le thérapeute fait une recherche inconsciente, il ne déclenche pas une crise de panique, mais demande au patient de ressentir juste un petit peu de peur (soit en s'imaginant assez loin du déclencheur ; soit en s'imaginant dans une bulle de protection qui lui permet de voir ce déclencheur, tout en restant à l'abri ; soit en dissociant et imaginant qu'il voit un film dans lequel il se voit avoir peur en présence du déclencheur, tout en étant pendant ce temps bien à l'abri).

Par exemple, un patient avait une phobie de l'autoroute, cette phobie était d'autant plus gênante qu'il était commercial et devait aller visiter des clients un peu partout dans le pays. L'hypnose a révélé l'origine de la peur : un matin, alors qu'il était en tournée, il s'était levé très tôt, avait mal dormi, mal digéré, car il avait un peu trop bu la veille au soir, il s'était endormi au volant et s'était réveillé tout d'un coup alors qu'il était en train de conduire sur l'autoroute. Ceci a déclenché une peur terrible, qui, depuis, est associée aux autoroutes. L'autoroute est associée, pour lui, à la possibilité d'assoupissement donc d'accident et de mort, ce qui déclenche aussitôt la peur. De comprendre l'origine de la phobie a permis de faire un recadrage: ce ne sont pas les autoroutes qui sont dangereuses, mais c'est le fait de conduire alors qu'on est fatigué ou que l'on a mal dormi, ou que l'on est mal réveillé. Dans ce cas, on ne va pas supprimer complètement la peur puisqu'il s'agit d'un mécanisme de protection vital (éviter de s'endormir au volant), par contre on peut diminuer l'intensité de la réaction émotionnelle. On

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MessageSujet: Re: Extrait de livre de C.Chaumet   Lun 20 Déc - 18:49

Citation :
fait alors dans un premier temps une désensibilisation, comme expliqué plus haut, pour, et dans un deuxième temps, on demande à la personne d'affronter sa peur en réel, sur une petite portion d'autoroute, puis ensuite sur une portion plus grande, puis une autre encore plus grande, et ainsi de suite. Au fur et à mesure, en étant confronté à son déclencheur, le patient va se rendre compte qu'il n'a plus peur.

Un autre exemple concerne un patient qui avait la phobie des trains. Le travail a été effectué sous hypnose sur les images mentales qui déclenchaient sa peur, où il se voyait sauter du train en marche ou bien devenir fou et agresser les gens dans le wagon. Mais pour l'amener à prendre le train réellement, un travail progressif a été réalisé. J'ai accompagné ce patient à la gare et nous sommes restés sur le quai un certain temps à regarder passer les trains de banlieue, ensuite nous avons pris un train ensemble sur une station, puis sur deux, puis sur trois, et enfin sur dix stations. Petit à petit, le patient s'est rendu compte qu'il n'avait plus peur et que donc il pouvait prendre le train sans craindre d'avoir peur. Depuis, il a prit sa Carte Orange et ne se déplace plus en Région Parisienne qu'en train et en métro, alors que pendant des années il s'est senti contrait d'utiliser sa voiture malgré les embouteillages dont il avait horreur.

Aucun événement déclencheur n'avait été identifié. Dans un cas comme celui-ci, ce sont surtout des pensées ou de l'imagination ayant un point commun : la mort rapide et brutale qu'ils peuvent imaginer. Quand les patients se font des images qui les terrifient, il faut leur apprendre à se débarrasser de ces images et à les remplacer par d'autres, plus viables. Si c'est un film, on part du début du film et on le modifie. Par exemple, si quelqu'un s'imagine qu'il va se jeter sous le train lorsqu'il arrive à la gare où lorsqu'il attend sur le quai, on modifie le film afin qu'il voie le train arriver sur le quai, qu'il monte dans le train, s'assoie à une place et trouve, là, une valise remplie de billets, la femme de sa vie, un vieil ami qu'il n'avait pas vu depuis longtemps, son grand-père adoré, etc.

D'autres techniques peuvent être utilisées, comme celle de passer le film à l'envers (méthode de Bandler et Grinder). Une personne qui s'imagine être sur un balcon en hauteur, enjamber la rambarde et sauter dans le vide, il remonte sur le balcon et revient à l'endroit initial. On peut aussi utiliser les sous-modalités: on assombrit l'image, on la rend plus petite, on la remplace par une autre, comme on a vu précédemment.

On peut distinguer plusieurs mécanismes de phobies : un événement précis, l'imaginaire de la personne, un lien avec des crises d'angoisse ou de panique qui sont associées au contexte dans lequel la crise s'est déclenchée... Quand on retrouve les événements précis qui sont à l'origine de la phobie, le travail est beaucoup plus facile et rapide. Quand il s'agit des constructions de la personne, c'est plus difficile, non seulement à identifier, mais également pour lutter contre cette partie de l'esprit du patient qui a créé cette construction.

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MessageSujet: Re: Extrait de livre de C.Chaumet   Lun 20 Déc - 18:51

Citation :
Une patiente avait la phobie des autoroutes. L'origine de cette phobie était un événement précis. Un jour, alors qu'elle roulait sur l'autoroute à bonne allure, elle a été confrontée à un bouchon et a juste eu le temps de freiner, elle a eu très peur de percuter les voitures arrêtées devant elle et de se tuer. Sous hypnose, le souvenir est venu rapidement. Après une ré-empreinte, elle a imaginé qu'elle roulait et s'arrêtait tranquillement. Elle a pu reprendre l'autoroute sans plus de problème.

Un autre patient avait également la phobie de l'autoroute. L'événement était un accident qui avait eu lieu en moto, sans blessure, mais avec, encore une fois, la peur de mourir. En travaillant sur le souvenir de l'accident, il a pu reprendre l'autoroute.


L'agoraphobie

Il s'agit d'un autre trouble anxieux. On le traite comme les angoisses, mais dans le cas de l'agoraphobie, le patient fait des associations involontaires entre ses crises d'angoisses et le contexte dans lequel elles se sont déroulées (voir plus haut le mécanisme de contamination).

Ainsi, si le patient fait une crise d'angoisse dans un ascenseur / restaurant, il ne va plus dans les ascenseurs / restaurants. Il y a donc une généralisation entre le moment et le contexte où la peur est survenue. Il s'agit d'un mécanisme normal généralisé d'une façon complètement excessive. Petit à petit, tous les contextes finissent par être touchés, empêchant finalement la personne de sortir de chez elle.

Au départ, comme pour les angoisses, on fait une recherche inconsciente afin d'identifier le processus qui déclenche les crises et on le traite. Ensuite reste la peur de la peur, liée à la généralisation qui a été faite. Il faut, là aussi, faire une dé sensibilisation progressive sur un certain nombre de contextes jusqu'à ce que la personne se rende compte qu'effectivement il ne se passe plus rien dans ces contextes. Ce travail peut être long, car il peut y avoir beaucoup de contextes (ascenseurs, restaurants, théâtres, cinémas, supermarchés, centres commerciaux, trains, bus, embouteillages, autoroutes,...). Vu le nombre de contextes, il est nécessaire de donner au patient les moyens de le faire lui-même, par l'autohypnose.

Erickson faisait beaucoup de prescriptions dans ces cas là notamment, mais elles demandent beaucoup de savoir-faire et de doigté. Erickson utilisait sa renommée pour pousser les patients à dépasser leur peur. La TCC est d'ailleurs issue des techniques d'Erickson, mais elle est maintenant appliquée de façon machinale par des personnes qui ne sont ni psychologues ni psychothérapeutes.

La peur de la peur est difficile à traiter, car il n'existe pas réellement de support pour travailler dessus. Le résultat dépendra donc beaucoup de l'état dans lequel se trouve le patient. Il est nécessaire que le patient se sente bien, et de

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MessageSujet: Re: Extrait de livre de C.Chaumet   Lun 20 Déc - 18:57

Citation :
travailler progressivement, par étapes, Ils peuvent également se faire accompagner. Mais rappelons qu'il est impératif de résoudre d'abord le
problème inconscient.

Pour le reste
lisez le livre :



HYPNOTHERAPIE
Psychothérapie sous hypnose



de Christophe Chaumet

Edition PSYPLUS



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MessageSujet: Re: Extrait de livre de C.Chaumet   Lun 20 Déc - 21:52

C'est très intéressant, merci beaucoup :). L'essentiel est brièvement présenté (à défaut des techniques d'hypnose elles-mêmes).


Quelques précisions (peut-être mentionnées dans le livre):

- parmi les causes de l'existence d'un fort circuit de peur, le danger de mort physique est très puissant, mais celui de mort psychique n'est pas forcément moindre ; un grand choc émotionnel sans menace physique réelle peut perturber à tel point ses propres représentations de soi et du monde, que cela va amener à créer un circuit mémoriel de peur spécifique ; ceci dit, les plus grandes peurs sont celles de l'enfant qui est très dépendant des adultes, et qui peut légitimement croire qu'il va mourir réellement s'il ne se sent pas en sécurité.

- comme solution, en complément de celles présentées dans l'extrait, j'ai constaté que ma peur est moindre quand il y a une récompense qui suit ; le fait qu'il y ait un peu de plaisir dans la peur diminue cette dernière en quelque sorte (par ex, pour un ago, cela revient à aller dans un grande surface pour s'acheter un objet qui va lui procurer un certain plaisir) ; je me demande si se récompenser après l'effort peut justement transformer la représentation du contexte qui déclenche la peur (attention tout de même à modérer un peu les récompenses ...) ; bref, s'entrainer à voir le positif dans le négatif (si on se donne un peu de temps pour réfléchir avant d'agir, c'est obligé que ça soit le cas!).


(attention, j'insiste pour dire qu'il s'agit uniquement de mon point de vue, je ne suis pas un expert)
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lilie
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MessageSujet: Re: Extrait de livre de C.Chaumet   Lun 20 Déc - 22:13

Citation :
C'est très intéressant, merci beaucoup :). L'essentiel est brièvement présenté (à défaut des techniques d'hypnose elles-mêmes).

Les techniques sont évidemment présentées dans le livre (qui fait plus de 300 pages!).

J'aimerais en savoir plus sur le danger de mort psychique dont tu nous parles (si ça ne te dérange de développer sur ce point de manière un peu concrète).

Citation :
les plus grandes peurs sont celles de l'enfant qui est très dépendant
des adultes, et qui peut légitimement croire qu'il va mourir réellement
s'il ne se sent pas en sécurité.

Est-ce ta représentation personnelle? Y inclues-tu aussi la peur d'être abandonné, rejeté etc... comme insécurité affective et émotionnelle (on m'abandonne > je vais me sentir seul > je vais souffrir) , ou parles-tu d'une insécurité plus ''basique" (si on m'abandonne > on ne me donnera plus à manger > je meurs)?

Je suis étonnée que tu ne donnes un exemple (dans ta deuxième remarque) que pour l'agoraphobie.
Moi je suis ago (je me connais, je connais mes réactions, mes blocages) et j'aurais mieux aimé que tu nous donnes un exemple te concernant (phobie sociale). Quel genre de récompense t'offres-tu pour trouver du positif dans la confrontation directe à tes peurs?



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MessageSujet: Re: Extrait de livre de C.Chaumet   Mer 22 Déc - 19:25

Oui, je n'ai fait que soulever quelques interrogations, sans les développer davantage, car le topic faisait principalement référence à ce livre.


Alors pour te répondre, effectivement, je crois qu'il existe 2 formes d'agressions, à savoir la forme psychique et la forme physique. Les termes de "mort psychique" et de "mort physique" en sont les exemples extrêmes, les plus graves.
Pour moi, le psychisme est lié à ce qu'on appelle la représentation de soi, la prise de conscience de sa valeur (ego) et des droits-devoirs qui en découlent.
Si une personne subit un fort choc émotionnel qui bouleverse sa façon de voir sa vie, l'ego narcissique (tout le monde l'est, seul le degré varie) peut être blessé à tel point que cette personne perdra l'envie de vivre et développera des symptômes (souvent comportementaux et physiques). Les exemples de "mort psychique" qui me viennent à l'esprit sont les tentatives de suicide, les clochards ou encore ceux qui "se laissent mourir" (l'envie de mourir semble prendre le dessus de celui de vivre, du moins en apparence).
A la différence de la "mort physique", la mort psychique n'est pas mortelle, mais elle peut être très grave si la personne n'est pas rapidement aidée.

Effectivement, c'est probablement un sentiment personnel de confondre un peu les 2.
Etant petit (de 2 à 4 ans environ), j'ai été laissé par ma mère chez mon père. Ma mère avait un comportement très proche (peut être fusionnel), ce que n'avait pas mon père (qui pensait que je devais me démerder, comme un grand). Je n'ai pas de souvenirs précis, si ce n'est un sentiment confus de douleur.
Je pense que même à cet âge, je savais que je ne risquais pas de mourir de faim (mais ma mère m'a raconté qu'elle faisait elle-même les courses pour moi quand elle venait me voir les week end). Il s'agit probablement de besoins affectifs, de me stimuler dans un environnement sécurisant, ce qui n'a sans doute pas été mon cas (au début, après au bout de plusieurs mois, on s'adapte).
Je note bien que une fois qu'on a vécu un lien très fort (fusionnel), la séparation en est d'autant plus douloureuse. En plus, j'ai appris plus tard que les enfants ont la fâcheuse tendance à se sentir responsable de ce qui leur arrive (culpabilité : si ma maman m'abandonne, c'est que j'ai fait quelque chose de mal, bref). Sans doute ai-je ressenti cette culpabilité toxique (qui continue à m'empoisonner l'existence).
Ceci explique pourquoi je parle de "mort psychique" même s'il s'agit plus exactement de blessure narcissique...


Un exemple de récompense pour un phobique social? Hé bien par ex, si je fais un effort pénible (aller à un repas de famille par ex), j'y arrive mieux si je me dis que je vais faire plaisir à un proche (contente, ma grand mère m'offre des nouvelles chaussures de sport). Si je n'y allais que pour moi, sans rien en retour, je ne le ferais pas...
Il y a beaucoup d'autres exemples. L'important, c'est de comprendre que à un effort donné, c'est plus motivant si on est récompensé (ou se récompenser soi-même en prenant soin de soi ou en s'achetant un truc). C'est simple, mais je trouve cette méthode efficace .
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lilie
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MessageSujet: Re: Extrait de livre de C.Chaumet   Jeu 23 Déc - 0:24

Citation :
Ceci explique pourquoi je parle de "mort psychique" même s'il s'agit plus exactement de blessure narcissique...

Je suis entièrement d'accord avec toi sur le terme "blessure narcissique " dans ce cas.
La mort psychique me semble donc plus dans ce que tu exprimes un arrêt dans le temps = je vis un traumatisme, le temps psychique s'arrête à cet instant me laissant juste dans mon présent ce passé, la culpabilité, la douleur, toutes ces émotions négatives qui persistent maintenant et créent les blocages, la nostalgie d'AVANT ce traumatisme etc....

Mais pour moi la mort psychique intervient vraiment lorsqu'un être perd la seule chose qui le maintenait à la vie (en vie, à sa vie), ce à quoi s'entremêle une forte notion de deuil (une pianiste qui perd l'usage de sa main, la perte de la "seule" personne qui comptait pour soi etc...).
Concernant les blessures narcissiques, il existe toujours des possibilités de résilience, de travail, de retour aux envies. Même si ça prend du temps et que c'est difficile.

Pour ton exemple, si ta mère faisait les courses, il est possible qu'enfant tu aies eu inconsciemment peur que si elle ne vienne pas, tu ne puisse plus manger (d'autant que symboliquement la notion de mère est vraiment liée à la nourriture, comme la terre aux vivres...).


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