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 Stress Agoraphobie Spasmophilie et Trouble panique

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MessageSujet: Stress Agoraphobie Spasmophilie et Trouble panique   Mer 2 Mar - 21:41

Ceci est un article écrit par le Docteur Gilles Pentecote qui demontre
que le stress peut aboutir à des crises de spasmophilie comme à de
l'agoraphobie, des paniques, des phobies spécifiques.
L'auteur en explique le schémas, les causes (pourquoi le stress aboutit à de l'agoraphobie pour certains mais pas pour tous par exemple) puis évoque les moyens de traitements (efficaces ou non) ainsi que les techniques que l'on peut mettre en place.
Tout est vraiment synthétisé et accessible.

DES STATISTIQUES ALARMANTES


A l’heure actuelle, les effets du stress peuvent toucher quasiment tout le monde : plus de 60% des adultes actifs se disent stressés. Les effets secondaires du stress sont extrêmement fréquents, comprenant principalement les troubles du sommeil (30 à 40% des adultes), et des troubles psychosomatiques divers (représentant au moins 30% des consultations en médecine générale), dont le duo tétanie / spasmophilie . Entre l’âge de 15 et 30 ans, on estime selon les méthodes statistiques, que 10 à 20% de la population est occasionnellement victime de troubles spasmophiles ; Cela risque de déboucher sur un trouble panique isolé (1% de la population), une agoraphobie (3%) ou une phobie spécifique (8 à 10%). Très souvent aussi, le stress peut conduire à une véritable addiction : dépendance à l’alcool, au tabac, aux drogues, ou à des anxiolytiques – cela concernant 15 à 20% de nos contemporains ; Parfois il conduira à la dépression (10 à 15%), voire sera un cofacteur déclenchant d’un trouble obsessionnel compulsif (3% ). Voyons comment tout cela risque de se mettre insidieusement en place si nous n’y faisons pas attention. Cela nous concerne tous: la plupart d’entre nous ont pu remarquer qu’un état de stress aigu se manifeste parfois dans le corps par des troubles divers : tachycardie, sueurs, tremblements, oppression respiratoire, migraine, mal de ventre etc. Nous vous proposons dans cet article de mieux comprendre ce qui se passe alors, et comment certaines personnes peuvent glisser dans ce que l’on appelle la spasmophilie, la crise de panique, voire par phénomène de conditionnement risquer de développer des troubles phobiques divers. Nous donnerons à chaque étape des notions sur la conduite à tenir . Aussi la simple lecture de cet article sera susceptible à elle seule de prévenir de nombreux troubles, car on saura tout simplement quels sont les pièges à éviter. Et pour les personnes qui souffrent déjà de telles affections, cet article sera une base de réflexion et proposera plusieurs pistes de prises en charge efficaces.

1-LE STRESS

La vie nous fait passer par des phases de tension et les phases de détente, qui se succèdent selon les aléas des évènements de la journée. Et nous finissons en général par retomber sur nos pieds tous les soirs . degré de stress

Lever travail pause travail soirée

Mais il y a des périodes de la vie qui sont plus difficiles:

* Quand il y a plus de périodes de stress que de détente,
* Quand notre degré de résistance est abaissé (maladie, manque de sommeil, déficiences ortho-moléculaires…)
* Et selon notre façon de considérer les problèmes de la vie, surtout si on a tendance à sous estimer notre capacité à les surmonter,

Il arrive alors un moment où on ne peut plus se détendre du tout.

LA PERCEPTION DES SYMPTOMES

Dans ces situations, les réactions physiologiques corporelles liées à la stimulation du système nerveux orthosympathique (contractions musculaires externes et internes, accélération du rythme cardiaque, …) vont deviennent perceptibles : elles se manifestent à notre conscience, et nous nous rendons compte que notre corps « déraille ».

Degré de réactionphysiologique, quand je vis une situation de stress, je ressens: vertige, maux de tête, tachycardie, sueurs, faiblesse, tremblement, douleur, engourdissements, picotements, fourmillements, nausées, étouffement, anxiété, mains froides, malaises, contractures musculaires, maux de ventre, autre... absents, faibles, présents, intenses, très intenses.

Il y a alors deux façons de réagir face à la perception de ces symptômes:

* Soit on prend conscience que ces signes physiologiques sont tout simplement des indicateurs de stress : « Attention, mes voyants s’allument !», et on y réagit sereinement en s’octroyant une pause, en effectuant quelques respirations et une courte relaxation, ou en tentant de reconsidérer les problèmes de façon plus sereine : « Il n’y a pas tant de danger, bon sang ! »·

* Soit on est impressionné et angoissé par nos symptômes, ce qui aggrave les choses, la conséquence immédiate étant alors l’apparition :
- De signes émotionnels: peur et angoisse
- D’une activation cognitive anxieuse: on se pose des questions sur la situation et ce qui arrive
- D’une baisse de la vigilance et du rendement: on devient confus et contre productif

Quand je ressens les symptômes physiologiques du stress, je pense que: j'ai un infarctus; je vais vomir; je vais m'évanouir; j'ai une tumeur; un malheur va arriver; je vais mourir étouffé; je vais devenir fou; je vais perdre le contrôle de moi; je vais agir de manière ridicule; je vais faire du mal à quelqu'un; je vais hurler, autre... Jamais, rarement, parfois, souvent, toujours.

Notez bien que toutes ces façons de réagir sont tout à fait « normales » et habituelles, et ne sont aucunement le signe d’un dérèglement grave du corps ou de la personnalité : ce ne sont que les symptômes du stress, que tout le monde peut vivre!!!

2- LE DECLENCHEMENT DE LA CRISE

Que peut-il se passer alors?

* Soit on reconnaît ce qui se passe en nous, et il est alors tout juste temps de faire une pause, et une vraie!

* Soit cet état va déclencher la spirale de la peur :
- Le stress déclenche les troubles physiologiques,
- Leur perception déclenche l’activation émotionnelle et cognitive
- La peur accentue encore plus la stimulation orthosympathique et la décharge d’adrénaline, ce qui aggrave à son tour le stress, etc.
Stress

ADRENALINE > TROUBLES PHYSIOLOGIQUES > PEUR > PERCEPTION DES TROUBLES

Cette spirale risque d’aboutir à la crise de spasmophilie / tétanie, encore appelée « attaque de panique » par les anglo-saxons

Cette attaque de panique est le point culminant en intensité psycho-émotionnelle, de ce qu’il est possible de vivre pour une personne : on ne peut rien vivre de plus éprouvant ni de plus stressant. Lors de la crise, se conjuguent donc des signes physiques (tétanie, hyper ventilation, …), des signes émotionnels (panique) et des signes cognitifs (« qu’est-ce qui m’arrive ? », « je suis en train de devenir fou ! », …). Le plus impressionnant est que la perception de l’ensemble de ces symptômes fait qu’on ne reconnaît plus son corps . Nous pouvons alors ressentir des sensations de dépersonnalisation (on se sent devenir quelqu’un d’autre), ou de déréalisation (on a l’impression de ne plus faire partie du monde, ou que tout devient étrange).
Il est bien évident que quelqu’un de non prévenu, et qui présente ces symptômes là, a réellement l’impression de devenir fou: une attaque de panique peut induire un véritable traumatisme psychologique, avec la peur incessante que cela ne recommence. On considère maintenant qu’une telle crise est une véritable urgence psychologique: il faut absolument dédramatiser l’expérience, en expliquant que tout ce qui a été vécu n’est que la conséquence des symptômes du stress, et rien de plus.
Nous verrons que la guérison de cette phase a toutes les chances d’éviter l’apparition ultérieure de troubles phobiques divers.

Critères de l’attaque de panique, selon le DSMIV (Manuel international de psychiatrie)

L’attaque de panique est une période bien délimitée, de crainte et de malaise intense,dans laquelle au minimum 4 des symptômes suivants sont survenus,et ont atteint leur acmé en moins de dix minutes
:

Palpitations ou tachycardie
Sueurs
Frissons ou bouffées de chaleur
Tremblements ou secousses musculaires
Paresthésies (engourdissements ou picotements)
Impressions d’étouffement ou de souffle coupé
Sensations d’étranglement
Douleur ou gêne thoracique
Douleur ou gêne gastrique
Nausée ou gêne abdominale
Vertiges, instabilité
Impression d’évanouissement
Peur de mourir
Peur de perdre le contrôle de soi ou de devenir fou
Déréalisation (sentiments d’irréalité)
Dépersonnalisation (impression d’être détaché de soi)


Le trouble peut durer d’1/2 heure à 2 heures. Il s’accompagne d’un sentiment d’urgence absolue: on ne peut pas être plus mal. Il laisse le patient épuisé. Les impressions de déréalisation et de dépersonnalisation sont traumatisants et accroissent encore plus l’impression de devenir fou.

3- POURQUOI CETTE COMPLICATION DU STRESS TOUCHE-T-ELLE CERTAINES PERSONNES ET PAS D'AUTRES?


A. LES FACTEURS PREDISPOSANTS SONT PRINCIPALEMENT:


a. Une vulnérabilité biologique, liée à une hypersensibilité du système nerveux orthosympathique et/ou à une hypersensibilité respiratoire au gaz carbonique (CO2) atmosphérique .
Les causes sont en partie génétique (le risque est X 2 pour les enfants de parents paniqueurs), et en partie ortho-moléculaire: manque d’ions positifs : calcium, potassium, magnésium principalement, mais surtout tendance à l’acidose (celle-ci rend justement les récepteurs carotidiens hypersensibles au CO2, déclenchant une hyper ventilation au moindre stress).

b. Une vulnérabilité psychologique: La fragilité individuelle est parfois en rapport avec un caractère dépendant, associé à une anxiété de séparation ; Les facteurs de risque familiaux seraient le fait d’avoir eu une mère surprotectrice et inaffective, et/ou un père absent ou rejetant, et/ou une maltraitance dans le milieu familial, et/ou des expériences précoces de séparation .
Notez bien que chaque cas est particulier, et que les notions ci-dessus n’ont aucune autre valeur que statistique: on peut faire des attaques de panique et avoir eu des parents quasiment « parfaits ».

B- LES FACTEURS DECLENCHANTS


Toutes les sources de tension et de stress peuvent être en cause : évènements de vie avec contexte de séparation (deuil, déménagement, …) périodes critiques (entrée au lycée, dans la vie adulte, ménopause, …), trop nombreuses sollicitations de la vie adulte, raréfaction des périodes de détente avec mauvais sommeil, … La consommation de psychotropes peut aussi être en cause : Café et amphétamines, sevrage d’anxiolytiques, d’alcool ou de drogues (les signes apparaissent dès que les taux sanguins des substances diminuent) : 30% des paniqueurs présentent de fait une addiction, qui va donc être cause et conséquence du trouble .

4- QUAND ON A VECU UNE ATTAQUE DE PANIQUE, QUELLES PEUVENT EN ETRE LES CONSEQUENCES?


Une fois déclenchée, l’attaque de panique risque de se renouveler, même si les sources de tension ont disparu: nous venons de voir qu’il est impératif de considérer la première attaque comme une urgence psychologique, c’est à dire nécessitant une prise en charge adaptée (écoute, débriefing et réinterprétation), sous peine d’assister à l’inflation des symptômes.

Quatre complications risquent de survenir, provenant du processus mental suivant: on attribue la crise à une autre cause que la manifestation du stress, et on déclenche une anticipation anxieuse vis à vis de cette cause, même si notre hypothèse est fausse. Prenons un exemple dans un autre domaine: imaginez qu’un jour, après avoir mangé –par exemple- une purée de choux fleur, vous ayez eu un violent mal de ventre avec une forte diarrhée. Comme ce plat est relativement inhabituel, vous aurez logiquement attribué la cause de vos troubles digestifs à cette purée . Aussi, la prochaine fois que vous mangerez ce plat, vous le ferez avec réticence, en craignant une nouvelle crise; et comme l’intestin est très sensible au stress, il risquera de vous donner raison en se manifestant de nouveau violemment ; Vous penserez alors détenir la preuve absolue que c’est bien la purée qui est responsable de vos maux. Or, l’hypothèse de départ était peut-être fausse: vous aviez peut-être alors au même moment une gastro-entérite virale, une crise curative, une crise de colopathie spasmodique…
Revenons à notre propos.
Dans l’attaque de panique, on peut faire ainsi plusieurs fausses hypothèses, chacune pouvant déboucher sur un trouble psychologique particulier:

1- Si on attribue l’origine de la crise à un trouble physique (On pense par exemple que c’est au moment de la crise de tachycardie que tout s’est déclenché). Dans ce cas, tout changement de perception physiologique risque d’engendrer une nouvelle crise : nous angoissons alors devant toute contraction musculaire, vertige, tremblements, … Nous pratiquons une auto observation continue de tous les signaux de notre organisme, et majorons tous les troubles ressentis . Il s’ensuit souvent une médicalisation excessive, avec des consultations itératives qui peuvent devenir elles-même source de tension (notamment quand on s’entend dire : « Vous n’avez rien ! ») . La médicalisation risque en outre d’ancrer le processus dans une dépendance : « Prenez un anxiolytique en cas de besoin », ou si on consulte un sophrologue : « Faites tel signe signal » Au pire, cela risque de conduire à la phobie intéroceptive (peur concernant la perception des signes du fonctionnement corporel) et à la phobie des maladies (cancérophobie entre autres)

2- Si on attribue la cause de la crise à un lieu, un animal, un moyen de transport, etc. (On pense par exemple que c’est au moment où l’on était dans un tunnel que tout s’est déclenché). On risque alors de déclencher ce que l’on appelle une phobie spécifique : c’est tout simplement par de tels phénomènes de conditionnement anxieux que s’ancrent des phobies aussi courantes que celles des ascenseurs, des chats ou de l’eau. (Assez souvent, on ne retrouve pas dans notre mémoire consciente l’origine du traumatisme. Ceci dit, le fait d’en retrouver l’origine n’est pas une étape obligatoire pour que la thérapie soit efficace : on peut se guérir d’une phobie de l’eau sans savoir où, quand et comment cela a commencé ). La répétition des crises va conduire au trouble panique, et on vit alors dans l’angoisse permanente de la prochaine crise que l’on cherche à prévenir par tous les moyens possibles, ce qui peut perturber considérablement la vie .

3- L’anticipation anxieuse de la crise avec peur de ne pouvoir être secouru, peut aboutir à ce que l’on nomme l’agoraphobie: celle-ci n’est donc pas seulement la peur des grands espaces, de la foule ou des grands magasins, mais surtout de se retrouver dans des endroits où on pourrait avoir une crise, et où on ne puisse nous porter assistance. Ce trouble peut être tellement important que certaines personnes sont confinées à la maison, et ne sortent que rarement, et encore seulement accompagnées par un proche . (Remarque : les phobies spécifiques ou agoraphobies ne révèlent pas toutes du processus psychologique détaillé ci-dessus, même si c’est celui qui est le plus constamment retrouvé)

5- QUELLES SONT LES PRISES EN CHARGE LES PLUS EFFICACES?


Il y en a deux, possédant chacune des avantages et des inconvénients:

- D’une part le traitement psychotrope, de type inhibiteur de la recapture de la sérotonine, qui fait donc partie de la classe des antidépresseurs (même si il s’adresse à des personnes non déprimées) On obtient une amélioration en quelques semaines, et 80% de guérison à 1 an en moyenne. L’avantage en est la facilité, mais l’inconvénient principal est le risque de rechute à l’arrêt du traitement (sans parler des éventuels effets secondaires, et du ralentissement possible de la maturation psychologique)

- D’autre part, les thérapies comportementales et cognitives (la pratique de la relaxation et de la sophrologie sont alors des outils de cette prise en charge plus globale). L’avantage est la maturation psychologique et le moindre risque de rechute (les rechutes éventuelles pourront alors être auto-gérées). L’inconvénient est la nécessité de suivre une psychothérapie, d’apprendre à pratiquer des exercices de relaxation …et il faut donc y consacrer du temps !, mais une fois que c’est appris, c’est pour toujours ! Les résultats de ces thérapies sont excellents, avec des taux moyens de 85% de guérison. L’amélioration est obtenue plus rapidement qu’avec les psychotropes, mais à la condition que les patients soient motivés et mettent en place les stratégies apprises. Il s’agit de thérapies courtes, puisqu’il faut compter en moyenne 6 à 8 séances pour guérir d’un trouble panique ou d’une phobie spécifique, parfois un peu plus pour l’agoraphobie. L’association avec d’autres troubles (dépression, addiction, TOC, …) rallonge bien sûr la durée de la prise en charge, mais on n’est plus dans le même cas de figure.
Les 15% d’échecs s’expliquent en général par les résistances : les bénéfices secondaires à la maladie, le tempérament hystéroïde et bien sûr l’absence de motivation.
Contrairement à ce que craignaient les psychanalystes, il a bien été prouvé que la guérison ne s’accompagne pas d’un transfert de symptômes (cf. bibliographie): ce genre de trouble psychologique ne rechute pas sous une autre forme, comme cela se passait dans les conversions hystériques traitées par hypnose avec Charcot, au début du siècle.
En effet, comme vous l’avez compris, il s’agit essentiellement d’effacer un conditionnement néfaste qui s’est imprimé dans notre esprit .

Ce qui est inefficace:


- La psychanalyse n’a jamais publié d’études prouvant son efficacité dans ces troubles.
- La prise d’anxiolytiques (médicaments calmant l’anxiété), n’a qu’une efficacité ponctuelle, et ne soigne rien sur le long terme, bien au contraire.
- Les thérapies émotionnelles qui cherchent à rentrer dans l’émotion pour en trouver l’origine, y chercher un sens, et déclencher une catharsis, doivent être maniées (pour les troubles cités dans cet article) avec un maximum de précautions par des thérapeutes réellement avertis: elles risqueraient d’aboutir à l’effet contraire de celui recherché . (Ce qui ne les empêche pas d’être très efficaces dans d’autres situations )

6- QUELLES SONT LES GRANDES LIGNES DE LA THERAPIE?


On doit agir sur les 3 plans : physiologique, comportemental et cognitif

1- Au niveau physiologique, on s’intéressera d’abord à diminuer la consommation de psychostimulants (café surtout). On cherchera, puis corrigera une acidose et des troubles ioniques éventuels. L’alimentation pourra être optimisée .On proposera des adaptogènes en phytothérapie (ginseng, …), aromathérapie (citrus, marjolaine, …), en fleurs de Bach (mimulus, crab apple, …). Il faudra apprendre une technique de relaxation, dans le calme, à intégrer très progressivement dans la vie: prendre l’habitude de faire une « pause sérénité » de 2 minutes toutes les heures, ou à la moindre sensation de tension nerveuse, afin que le niveau de stress ne dépasse pas trop le seuil de perception. La pratique de l’exercice physique est dans ces troubles très recommandée, même si au début on a besoin de se rassurer en se faisant accompagner.

2- Au niveau comportemental: Pour prévenir les crises, une stratégie respiratoire sera mise en place, au cas où le seuil de perception des symptômes physiques serait tout de même atteint. Il faut alors apprendre à effectuer une respiration rythmée consciente, abdominale si possible : inspir et expir lents, inspir – pause, expir – pause, inspir lent – longue pause – expir lent – longue pause, 2 à 3 fois :
La gestion de la crise en urgence la plus rapidement efficace est de réaliser des apnées. Le plus difficile est de se convaincre (ou de convaincre notre patient) de tenir suffisamment longtemps sans respirer, en inspiration profonde: il faut en général 40 secondes pour les femmes et 50 secondes pour les hommes pour que la crise passe (quand cela n’est pas possible, on peut faire respirer dans un sac en plastique). L’accompagnement empathique et tranquillisant est alors très, très important. Certaines huiles essentielles (menthe poivrée, …) et massages de points de Shiatsu (1 rein sous la plante du pied) vont fortement aider.

3- Au niveau cognitif: Il faut aider le patient à relativiser le trouble et à en réinterpréter l’origine. Cette prise de conscience sera aidée par l’expérimentation: j’utilise des techniques respiratoires comme la respiration carrée ou l’hyperventilation contrôlée. Dans ces conditions, l’apparition des symptômes habituels se fait très progressivement, et on apprend au patient comment les observer plus sereinement: en s’en détachant progressivement, on leur enlève leur charge anxieuse et on apprend petit à petit à les maîtriser. La désensibilisation systématique est la technique la plus efficace, notamment dans les phobies simples et l’agoraphobie. Elle se rapproche de ce qu’on appelle en sophrologie « la sophro acceptation progressive », et se conduit schématiquement de la façon suivante: on passe d’abord un long moment à hiérarchiser en intensité les situations génératrices d’angoisses . Puis, après avoir bien intégré une technique de relaxation, on apprend à se visualiser dans ces situations, en commençant par la moins intense (pour une phobie des chats, ce peut être tout simplement le fait de regarder un livre où on sait qu’il y en a un en photo dedans) Une fois qu’on arrive à rester tout à fait serein et relaxé dans la première étape, on passera à l’étape suivante (P. ex. regarder effectivement la photo), puis à la suivante (P. ex. regarder un chat en réalité), et ainsi de suite (toucher un canapé où un chat a dormi, puis prendre un poil dans sa main, puis toucher le chat avec un doigt, le caresser et enfin le prendre sur ses genoux).
Quand l’apprentissage sophrologique aura bien avancé, le patient constate la réalité de la désensibilisation, qu’il conduira aussi de façon très progressive. Cette technique qui paraît curieuse, a largement fait la preuve de son efficacité quand elle est pratiquée par des sophrologues ou des thérapeutes qui en maîtrisent bien toutes les subtilités.

EN GUISE DE CONCLUSION.


Le constat est impressionnant : comme nous le disions au début de l’article, le stress est bien la plus importante « maladie de civilisation » actuelle.
D’après le bureau international du travail, le stress coûterait à l’industrie américaine quelques 200 milliards de dollars par an, à cause des pertes de productivité, de l’absentéisme et des frais médicaux. Au Royaume-Uni, on estime que le coût du stress pourrait représenter jusqu’à 10% du PNB ! Aux Etats-Unis, les entreprises ont la particularité de prendre directement en charge les maladies de leurs employés, contrairement à ce qui se passe en France où le financement se fait par la sécurité sociale. Aussi cet état de fait a poussé ces entreprises à proposer des stages de gestion du stress à leurs employés, et on a pu faire le calcul qu’un dollar investi dans de tels programmes permettait d’en récupérer six, en retour d’investissement ! (calcul en terme d’économie, de productivité, …). En Europe, on estime que si la tendance actuelle persiste, les maladies psychiatriques vont devenir tellement courantes en l’an 2020, qu’elle passeront en fréquence devant les maladies cardio-vasculaires, lesquelles tiennent le devant de la scène actuellement.
Docteur Gilles Pentecote
Formateur ARTEC dans le cycle Relaxation


Merci à l'ARTEC pour son aimable autorisation de recopier cet article que vous pouvez retrouver en entier sur ce lien (notamment le bibliographie):

http://www.artec.fr/actualites/laboratoire-artec/stress-spasmophilie-et-trouble-panique.html

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