ETAPE le forum

Joyeuses Fêtes !
 
AccueilAccueil  PortailPortail  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  
anipassion.com
Partagez | 
 

 La crise de panique ou crise d'angoisse: analyse de Michelle Larivey

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Minus
Admin


Masculin
Messages : 2817
Date d'inscription : 07/09/2010
Humeur : gourmande

MessageSujet: La crise de panique ou crise d'angoisse: analyse de Michelle Larivey   Mer 30 Mar - 0:43

Cet article est extrait de l'ouvrage "La Puissance des Émotions", écrit par Michelle LARIVEY et édité chez Les Éditions de l'Homme.

UN EXEMPLE:

je suis en réunion et subitement, sans raison apparente, je me sens devenir faible. Une sueur froide parcours mon corps, mon cœur bat fort. J'ai l'impression que je vais mourir.


QU'EST CE QUE LA CRISE DE PANIQUE?

La crise de panique est une crise d'angoisse extrême. On pourrait dire qu'elle est une soupape à l'angoisse trop longtemps contenue ou contrôlée. Cet excès d'angoisse survient de façon tout à fait inattendue et apparemment sans qu'il y ait de déclencheur. En réalité, un élément provoque la panique. Il est difficile à percevoir sur le moment parce que la réaction physique prend toute la place, mais une fois la crise passée, il est généralement possible de le retracer. L'événement choc peut en fait être très banal d'un point de vue objectif, voir peu perceptible. Mais pour nous, il évoque un vécu important. Il peut s'agir d'un mot dans une conversation, d'un souvenir qui revient, de la présence soudaine d'une odeur. Parfois, c'est la pensée que la panique pourrait survenir qui déclenche la crise.

Dans une crise de panique, donc, un événement indiscernable sur le champ fait émerger une émotion, laquelle déclenche une poussée d'adrénaline. C'est cette poussée d'adrénaline qui met en branle la série de réactions physiologiques par lesquelles nous nous sentons assaillis : augmentation du rythme cardiaque, oppression au niveau de la poitrine, chaleur, sueur froide, tremblements, frissons, mal de ventre, nausées, gorge serrée, diarrhée, faiblesse. La crise peut durer de 5 minutes à 1 heure, mais elle fait en moyenne une vingtaine de minutes. De telles réactions physiologiques sont affolantes si l'on ne comprend pas ce qui se passe. Les réactions physiques sont tellement fortes et envahissantes qu'elles nous donnent l'impression que nous sommes malade, voir sur le point de mourir. Notre premier réflexe consiste souvent à consulter un médecin. S'il s'agit réellement d'une crise de panique, le verdict médical sera négatif.


A QUOI SERT LA CRISE DE PANIQUE?

La crise de panique est un signal d'alarme!
C'est le signe que mon corps me donne pour indiquer qu'il n'est plus capable de contenir la pression que je lui fais subir à force de mettre de coté une ou plusieurs préoccupations importantes. Jusqu'ici l'angoisse n'a pas suffi à m'alerter, alors la panique prend la relève. Comme l'angoisse, la panique est un symptôme. Elle n'est pas le problème, mais le signe qu'il y a un problème (tout comme la fièvre n'est pas un problème mais l'indicateur que l'organisme est perturbé). Les personnes qui banalisent les problèmes de leur vie, se forcent à tolérer une situation inacceptable ou négligent des aspects importants de leur existence, en un mot, les personnes qui ont tendance à repousser hors de leur champ de conscience les questions qui les préoccupent, sont pour cette raison plus susceptibles de souffrir d'angoisse et, un jour, de panique. Le psychisme, en effet, comme tout ce qui est vivant, recherche l'équilibre. Aussi, ne peut-il tolérer que je mette de coté durant trop longtemps les problèmes qui handicapent mon existence. L'angoisse est un des premiers signes qu'il m'envoie pour me signaler le déséquilibre. Si je ne réponds pas à cet avertissement, l'angoisse augmentera. Dans ce cas, la panique devient à fois une soupape au trop plein d'angoisse et un signal d'alarme encore plus puissant.


QUE FAIRE AVEC LA CRISE DE PANIQUE?

Au premier signe avant-coureur, d'abord tenter de retrouver une respiration normale. Puis chercher l'idée ou l'émotion fugace qui semble avoir déclencher la crise. Si c'est la pensée que "je pourrais faire une crise", il me sera assez facile de retrouver mes sens. Si la crise semble avoir une autre raison, il ne faut surtout pas, la "balayer du revers de la main". Au contraire, il est important de demeurer en contact avec l'émotion qui l'a déclenchée. Cette acceptation m'aidera à me sentir mieux. Cela se passe en effet comme si la psyché, se sentant ainsi rassurée, pouvait cesser d'émettre son signal.

Il me faudra ensuite prendre en considération ce que j'ai identifié dans mon expérience subjective comme étant "ma vérité" (ce peut être une perception, une émotion, une idée), cela même si je ne suis pas convaincu de son bien-fondé. J'aurai en effet plutôt tendance à banaliser et à déplorer mon accès d'angoisse. Un effort sera donc nécessaire pour prendre au sérieux cette "vérité" (...).

Je devrai ensuite convenir du fait que ce que j'ai identifié correspond à un réel problème pour moi. Que je n'en saisisse pas l'ampleur actuellement n'est pas une raison pour le rejeter. (...)

Il me faudra finalement me pencher sur ce problème afin de le comprendre et le régler. (...)De quelle façon les jugements de cette personne me touchent-ils? Je m'apercevrai alors, au fur et à mesure que je tenterai de résoudre ce qui fait problème, que les crises d'angoisses s'estompent; c'est qu'elles n'auront plus de raison d'être. Pour un temps, il me restera "la peur de faire une crise", mais cette tendance se résorbera à son tour.

Les personnes susceptibles de faire de l'angoisse et des crises de panique (ainsi que des phobies) ont typiquement tendance à éviter les émotions et les problèmes qui ont une dimension émotionnelle. L'évitement est en quelque sorte leur mécanisme de défense préféré pour ne pas faire face à ce qui les préoccupe. Une telle tendance rend les choses difficiles, car le contact avec nous-même ne se fait jamais seul ni magiquement. Il faut du travail et de l'exercice pour développer une attitude de réceptivité par rapport à notre expérience et devenir sensible à nos émotions. Mais comme c'est la seule alternative à une vie de terreur, les efforts en valent la peine.

La tendance est de plus en plus fortes à s'en remettre aux antidépresseurs pour éliminer les crises de panique. L'effet de cet médication peut s'avérer temporairement bénéfique chez les personnes qui y ont recours pour diminuer une charge émotive momentanément insupportable. Mais la médication présente un danger auquel les psychothérapeutes sont sensibles parce qu’ils l'observent souvent chez leurs clients : l'antidépresseur ayant pour effet de diminuer l'angoisse, donc la pression, la personne perd des yeux le problème qui est à la source de la panique (ou de l'angoisse). Hors, ce problème n'est pas réglé et ce n'est pas l'antidépresseur qui le réglera malgré ce que veut nous faire croire la théorie neurophysiologique, envahissante de nos jours, qui attribue presque toutes les difficultés d'ordre émotifs à un déséquilibre des neurotransmetteurs. En effet, bien que les symptômes soient atténués par la médication, la cause de la panique, elle, n'est pas traitée. L'état actuel de la recherche permet-il d'affirmer que la panique serait attribuable à un déséquilibre des messagers intercellulaires? Ou serait-ce l'angoisse à répétition (le contrôle émotionnel à outrance) qui entrainerait ce déséquilibre?


Merci à l'aimable autorisation de reproduction de ce texte par l'éditeur: Les Éditions de l'Homme

_________________
    It's Summer time !    
Revenir en haut Aller en bas
http://www.entraide-ago-ps.com
lilie
Admin


Féminin
Messages : 12953
Date d'inscription : 07/09/2010

MessageSujet: Re: La crise de panique ou crise d'angoisse: analyse de Michelle Larivey   Mer 30 Mar - 11:56

Je commence par la phrase avec laquelle je ne suis pas d'accord puisqu'il n'y en a qu'une:

Citation :
Si c'est la pensée que "je pourrais faire une crise", il me sera assez facile de retrouver mes sens.

Je trouve cette phrase très... écrite par quelqu'un qui ne panique pas.

Pour le reste, je me reconnais entièrement dans le passage expliquant que la panique, les phobies arrivent lorsqu'on a trop refoulé nos émotions.
Je ne sais pas comment apprendre à ressentir même si j'essaye un peu chaque jour, ça me reste difficile.

Concernant les ad, j'en ai jamais pris donc j'ai hâte de lire vos avis pour ceux qui en prennent ou en ont pris.

_________________
 
Revenir en haut Aller en bas
http://forum-agoraphobie-ps.blogspot.com
 
La crise de panique ou crise d'angoisse: analyse de Michelle Larivey
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Pensées rationnelles pour surmonter nos peurs lors d'une crise de panique
» Affronter une crise de panique en s'inspirant de la méditation
» Peur de tomber, peur de mourir, peur de sortir... QUELS SONT VOS SYMPTOMES PENDANT UNE CRISE DE PANIQUE?
» Spasmophilie et agoraphobie ?
» Ma césarienne... dur dur...

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
ETAPE le forum :: Symptômes,maladies et témoignages :: Trouble panique et symptômes anxieux-
Sauter vers: