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 Les symptômes de sevrage des médicaments psychiatriques

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Avez-vous déjà fait un sevrage de médicament(s) psychiatrique(s) ?
- Oui avec difficulté et/ou rechute
56%
 56% [ 5 ]
- Oui sans difficulté
22%
 22% [ 2 ]
- Non, je n'ai jamais tenté d'arrêter
0%
 0% [ 0 ]
- Non, je n'ai jamais pris aucun médicament
22%
 22% [ 2 ]
Total des votes : 9
 

AuteurMessage
mel

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Féminin
Messages : 262
Date d'inscription : 11/04/2011
Age : 39

MessageSujet: Re: Les symptômes de sevrage des médicaments psychiatriques   Mer 31 Aoû - 22:15

Lilie, je te rejoins sur les différents points que tu abordes.

Prescrire des médocs à tout va c'est une solution de facilité." Ils vendent du rêve" aux gens qui sont mal... et le réveil est bien trop douloureux pour que l'on puisse jouer avec les gens comme ça !!!

Pour ma part, ce psychiatre n'a pas pris le temps de chercher quel était mon problème. Je suis persuadée que si mon problème avait été abordé de manière différente, je n'en serai pas là aujourd'hui.
Et pour te répondre, on ne m'a jamais parlé de dépendance et même si je lisais la notice qui le précise (bien souvent c'est noté risque de dépendance en plus) je ne mesurai pas la chose.
Une psycho m'a un jour tombé, "vous saviez les risques que vous preniez", "je mets des tas de magazine avec les dangers de ces médicaments dans ma salle d'attente et personne ne les lis". A ça j'ai répondu que quand on est pas bien et qu'un "professionnel" vous dit que vous en avez besoin, bête et discipliné vous le faite pour tout simplement aller mieux !

Donc, mon psy me faisait augmenter les doses car je ne me sentais pas bien (c'était déjà des effets secondaires et iatrogène), je rentrais en tolérance avec le médocs, dont pour le même effet, il fallait passer à la dose supérieure. Après rentre en compte le problème de la dépendance car ce sont de vrais drogues, mais celles ci remboursées par la sécu en effet.
« il est plus difficile de sevré les personnes des benzodiazepines que de l’héroïne." prof Lader

Ma naïveté, le manque d'infos, la mauvaise prise en charge... m'ont fait prendre ces différentes drogues pendant 7 ans et font que depuis plus d'un an, ma vie est entre parenthèse et que j'ai sombré bien plus bas que je ne l'ai jamais été.
Triste constat tout de même pour quelque chose qui devait m'aider :( mais comme dirai la charmante psycho dont j'ai parlé plus haut "c'est vous qui avez choisi", et toc :s
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Maka l'Arlekine

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Féminin
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Date d'inscription : 10/09/2010
Age : 29

MessageSujet: Re: Les symptômes de sevrage des médicaments psychiatriques   Jeu 1 Sep - 2:29

J'ai voté avec difficultés.



Je suis actuellement en sevrage de neuroleptique et apprends récemment (ou du moins en à la preuve) que ceux-ci ont des effets de sevrage. x)

Mon histoire :
Etant très mal depuis le collège, arrivé au lycée et ne voulant pas vivre entre l'amour d'un côté et l'envie de mourir de l'autre. Je vais voir la psychologue scolaire qui m'oriente vers un CMP.
Sois-te ! J'y vais.

Je vois un psychiatre.
Mes souvenirs sont très très flou sur les consultations.
Un neuroleptique est très vite prescrit : Haldol.
Avec lequel j'ai des effets secondaires très visibles et très handicapant. (surtout quand j'ai eu la bonne idée de me porter volontaire pour faire un exercice de math au tableau et que la classe ne disait plus mot, attendant le moment ou j'allais peut être m'écrouler -noter qu'au moins, tout le monde était calme ce jour la xD -)

L'arrivée des neuroleptiques n'a pas était le fait que du psychiatre à mon avis. ^^
Mais aussi du miens, qui recherchant une explication à mon mal être, avait fait des conclusions sur des symptômes d'angoisse qui me conduit à ce que je m'étais moi-même diagnostiqué x)
(suis-je mon moins meilleur psy ? =-P )

Les années passent, de traitement en traitement, de psy en psy...
Risperdal de 1 à 5 mg, avec un vains arrêt au début 2008 qui a fini (je le découvre maintenant) par un effet sevrage qui à confirmé le fait que j'étais malade...

C'en est suivit des prises d'Abilify.
De séroplex, qu'un charlatan psychiatre m'a fait arrêter d'un coup car, en trois séances avaient considéré que je n'étais pas dépressive ^^ (brave psy ^^)
Octobre 2009 : première hospitalisation et diagnostique de schizophrénie posé.
(celui que je m'étais donné au collège)

Cette confirmation et, le fait que mon mal être était toujours présent, ont fait que j'ai rejeté en masse le diagnostique !
Mais je n'étais pas encore prête. Car j'ai réagi en en cherchant un autre xD

Et arrive le dernier !
Le solian ^^, qui m'a suivi de cet HP jusqu'au mois de Mai de cette année.

N'ayant plus de psy, c'est une généraliste qui m'a dit que je pouvais l'arrêter.


Un point trololo :
J'ai revu le psy qui m'a suivi pendant près de 3 ans avant et après le diagnostique.
Il me confirmait que j'étais malade et que c'était de la schizophrénie...
Aux dernières nouvelles... le diagnostique en est plus (+) que flou. Et il n'a pu que me dire qu'il fallait attendre l'évolution... que c'était peut être ceci ou pas. (à mon avis, il n'a jamais était sûre xD )


Amis lecteurs, attention à vos explications chez le psy.
Car avec quelques mots, j'ai réussi à orienter un autre diagnostique.
Ce qui a fait qu'en deux semaines, je suis passé de schizo... à bipolaire et régulateur d'humeur \o/.




Points positifs :
Un dé-clique m'est tombé dessus (aïe). Pour me dire "stooop" !

...Et j'ai évité des coups de matraques ^^'''

Voila ! mon roman est fini ! \o/



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Invité
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MessageSujet: Re: Les symptômes de sevrage des médicaments psychiatriques   Jeu 1 Sep - 9:25

Lilie, pour répondre à ta question, aucun médecin ne m'a donné de durée de traitement, aucun ne m'a jamais dit "on baisse" ou autre chose...bien au contraire ! Car plus le temps passait moins ça allait, alors le médecin augmentait les doses et au bout d'un moment me rajoutait un autre médicament ou me substituait celui qui ne marchait plus par un autre. C'est la facilité pour les médecins : te donner un médicament prend deux minutes pour écrire l'ordonnance, faire une thérapie prend des mois...

Maka, tu es toi aussi tombée sur des charlatans et très jeune !

Citation :
L'arrivée des neuroleptiques n'a pas était le fait que du psychiatre à mon avis. ^^
Mais aussi du miens, qui recherchant une explication à mon mal être, avait fait des conclusions sur des symptômes d'angoisse qui me conduit à ce que je m'étais moi-même diagnostiqué x)
(suis-je mon moins meilleur psy ? =-P )

Je pense que lorsqu'on est mal, on cherche des réponses. Vouloir se diagnostiquer soi-même lorsque le psy ou le médecin n'a pas l'air de comprendre notre souffrance est, à mon avis quelque chose de logique...mais de dangereux.
Je suis contente qu'aujourd'hui tu sois sortie de tout cela.

Saurais-tu décrire un peu tes ressentis de sevrage du Solian ?

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Minus
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MessageSujet: Re: Les symptômes de sevrage des médicaments psychiatriques   Jeu 1 Sep - 22:22

Alors pour ma part tout s'est très bien passé.



"au commencement":
 


Mais au fait qu'est ce que le sevrage?
"Le sevrage est l'action d'arrêter une substance ou un comportement ayant entraîné une dépendance."



Pour l'anxiolytique j'en ai pris un peu plus d'un mois mais comme je n'en prenais jamais plus d'un ou deux quarts de comprimé par jour je n'ai eu aucun soucis au moment d'arrêter si ce n'est celui d'accepter d'affronter mes peurs seul, sans les "effacer" par l'action de l'anxiolytique ou être rassuré par sa présence dans ma poche.
C'était une aide, une béquille, qui devait m'aider à ressortir, je ressortais très peu et vraiment pas loin mais je ne pouvais pas et ne voulais pas devenir dépendant de ce médoc pour sortir. Ne l'ayant jamais utilisé comme tel je n'ai pas eu de soucis.


Pour l'antidépresseur j'en ai pris pendant près de trois ans. A une dose où je ne sentais pas d'effet particulier mais qui pour le psychiatre était suffisante. Je n'ai pas cherché à augmenter la dose pour me sentir mieux. Je savais que ce n'était là encore qu'une béquille chimique. Le travail de fond était à faire, et c'est ce que je faisais avec le psy en TCC. Quand la question d'arrêter est venue le psy m'a fait à nouveau diminuer progressivement les doses comme cela avait été le cas à la prise. N'ayant pas abusé du médicament tout s'est très bien passé je n'ai pas été plus mal qu'avant même si le psychiatre m'avait informé de la possibilité de certains effets lors de l'arrêt. Dans quel cas il m'aurait fallu ralentir la diminution, la rendre encore plus douce. Tout simplement.





Pourquoi selon moi la prise et l'arrêt s'est bien passée?

- j'ai toujours vu l'AD/anxio pour mon agoraphobie, phobie sociale, dépression comme une béquille. Jamais comme la recette miracle qui allait me rendre "libre".
- la prise de ces médicaments était accompagnée d'un suivi par un psychiatre avec qui je travaillais sur mes problèmes. Entièrement d'accord avec Lilie, pour moi AD/anxio = psychiatre. Je n'aurai d'ailleurs jamais osé en prendre sous conseil d'un généraliste.
- je n'ai pas cherché à augmenter la dose à outrance pour me sentir mieux. Je n'ai pas abusé des anxiolytiques lors de mes sorties même si cela m'aurait facilité la tâche (prise non systématique lors de mes attaques de panique). J'étais conscient de leur rôle et que le changement devait venir de moi.

Et pour conclure est ce qu'avec le recul j'y ai vu une utilité?
- pour l'anxiolytique oui du moment que je savais comment l'utiliser. A l'époque je ne sortais absolument pas de chez moi et j'avais besoin de savoir que j'avais sur moi un outil qui me permettait de gérer une crise d'angoisse que je craignais insurmontable. C'est dans ce sens que je prenais mon anxio sur moi. Il m'a aidé à ressortir et à reprendre le métro sur une station. Puis j'ai jeté les boites et n'ai pas demandé à renouveler mon ordonnance.


- l'AD par contre je n'y ai jamais vu d'intérêt. Je me sentais pas mieux en le prenant mais peut être parce que je prenais justement une dose "saine". Pour le psy ça agissait quand même. Peut être mais comme le dit Lilie je pense que des séances de sophro, réflexologie etc.. m'aurait sûrement apporté plus comme accompagnement. Seulement voilà, ces dernières ne sont pas remboursées et prises en compte dans notre pays . Un jour peut être...





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lilie
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MessageSujet: Re: Les symptômes de sevrage des médicaments psychiatriques   Ven 2 Sep - 20:42

Merci pour ce post détaillé de ton expérience Minus.

J'avais une question. Apparemment quand tu as commencé le traitement tu ne sortais pas de chez toi. Est-ce qu'arrêter les ad t'as fait rechuter (retomber à ce stade)?

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popido

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MessageSujet: Re: Les symptômes de sevrage des médicaments psychiatriques   Ven 2 Sep - 21:35

Pseu a écrit:


C'est quel antidépresseur que tu prends ? Comme il existe plusieurs types d'AD et que j'ai du mal à stopper le mien...cela m'intéresse ^^

salut pseu, mon ad c'est du seroplex 5mg. tout petit dosage, je pense que j'y suis accro psychologiquement...
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Ansouris



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MessageSujet: Re: Les symptômes de sevrage des médicaments psychiatriques   Jeu 7 Nov - 1:28

Bonsoir,
Je me suis inscrite ici en tombant sur ce post, car précisément je veux cesser mes anxio et à terme mon AD.
Pour faire un petit rappel de ce que j'ai dit dans ma présentation, l'an passé au moment de mon divorce, je suis allée voir un psychiatre. Ce n'était pas le premier. J'en avais vu avant mon mariage et pendant. Avant j'étais boulimique. Et au moment du divorce je le suis redevenue. Pendant mon mariage, j'étais "surveillée" par mon mari et je me suis mise à la course à pied. 
Donc il y a un an, le psychiatre me donne 30mg de seropram et deux Lysanxia par jour. Un mois après, on passe à un seul lysanxia par jour et on garde l'AD. Entre deux, le psy me dit qu'il me trouve tous les symptômes si j'ose dire, d'une surdouée qui n'aurait pas été décelée dans son enfance. Soit. En plus de gonfler l'ego, ça rassure vaguement. Depuis lors la thérapie tend à s'enliser dans une pratique freudienne qui me laisse passablement sceptique. Mais je continue. Et je continue aussi les AD ET les anxio…Ca va faire un an que je mange ma pastille de Lysanxia…Il y'a 3 semaines, je raconte à mon psychiatre que j'ai rangé mes placards à 2H du matin et que je me suis accroché un tableau au mur pour lister mes tâches…Note de la rédac? Je suis au chômage. Mais alors là, ATTENTION à ce qu'on dit à un psychiatre si de surcroit on remet en cause sa pratique analytique…En quelques séances, je suis passée de surdouée à bipolaire ! 
Au départ, j'ai dit.."euh non"…Et puis il y a 10 jours, à l'aune de misères affectives, finalement on ne peut plus classiques, je craque, et j'accepte le régulateur d'humeur appelé LE TEGRETOL ! Rien que le nom file les jetons. Et il peut ! Franchement, en une semaine, je me suis retrouvée à pleurer dans mon lit, incapable de même prendre une douche…200mg…
Je retourne en loques voir mon psychiatre et je lui expose en larmes le problème. Et là, réponse de l'homme de l'art…"peut-être que vous n'êtes pas bipolaire. Ou alors à cycles très rapides. Voire un état mixte. Et du coup cela appuierait sur vos up mais aussi sur vos down"…Très bien et donc on fait quoi?! "On attend, on va voir"…
Selon lui, mes doses étaient ridicules et je ne devais rien sentir.
Le truc c'est que autour de moi, tout le monde a vu qu'il y avait un problème, et pourtant, j'ai eu à coeur de cacher au mieux cet état.
J'ai fondu en larmes et je suis partie comme une voleuse de son cabinet.
Le soir j'ai appelé ma tante pour lui exposer le problème, elle même ayant pris des AD un an, mais ayant aussi fait de la relaxation, et se sentant aujourd'hui parfaitement bien.
Elle m'a conseillée de suivre mon instinct. Et mon instinct m'a dit: arrête ça.
Il faut dire que j'ai un passif de droguée. Pendant 6 mois, j'ai par le passé consommé de la cocaïne et de la MDMA. J'ai réussi à m'en sortir mais pour le coup, j'ai une petite idée de ce que provoquent, en termes d'effet, les drogues dites illégales. Franchement, ce régulateur faisait un effet pire que les lendemains de ces drogues…J'ai cessé depuis quelques jours et déjà, je me sens mieux. J'ai recommencé à sortir de mon lit. Je pense qu'il n'y aura pas d'accoutumance évidemment en une semaine, en revanche, je crois que mon cerveau n'a pas aimé cette petite cure.
Et du coup, cela m'amène à la suite du raisonnement, à savoir, cesser les benzo…Pendant que j'avais le Tégrétol, plus la peine de benzo, j'étais au fond de mon lit. Depuis que je l'ai cessé, je n'ai pas repris ma croquette de Lysanxia, et bien, après un an, croyez le ou non, mais je suis accro…Ce matin, je me suis réveillée avec une angoisse terrible dans le ventre, j'ai essayé de me calmer, et j'y suis parvenue.
Je vois demain un généraliste dans l'espoir qu'il m'aide à faire un sevrage.
Des benzo et peu à peu de l'AD…
Néanmoins, comme je le disais dans ma présentation, je pense trouver davantage d'aide dans la course à pied, la relaxation, peut-être la sophrologie et l'écoute de bon sens de gens comme vous, que dans le corps médical…
Aussi si vous avez un avis sur le temps que cela va me prendre pour ne plus me sentir dépendante de mes anxio, je prends. Idem, votre avis sur des plantes, comme …art j'ai oublié le nom, mais un truc aux plantes pour se relaxer? 
Enfin, les AD…Je ne vais pas tout faire brutalement. Les anxio, j'ai cessé d'un coup. En revanche, l'AD, 30mg, contrairement à ce que dit mon puy, ce n'est pas la première dose pour enfant, du coup, j'imagine qu'il faut y aller tout doucement…Si quelqu'un l'a fait avec cette molécule…

Voila, tout cela pour dire, j'ai besoin de vos avis et conseils pour cesser ces trucs. Je connais les symptômes de mon angoisse, de base: il s'agit d'obsession sur la nourriture, de colère sur certaines personnes. Je les vois venir à présent. Mais ce que je ressens là, la boule au ventre, l'envie de vomir dans la rame de métro, la tête qui tournicote, clairement, je ressens le manque du Lysanxia qui me mettait clairement comme quelqu'un l'a dit comme après un joint…( d'ailleurs même effet neurologique je crois, mais moins d'accoutumance au joint je crois ! Quelle ironie !).

Voila. Merci de m'avoir lue et de votre aide.
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lilie
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MessageSujet: Re: Les symptômes de sevrage des médicaments psychiatriques   Jeu 7 Nov - 9:10

Coucou Ansouris !  

Je suis certainement mal placée pour te répondre car je n'ai jamais pris de médocs psy mais je vais tenter de résumer certaines choses que j'ai pu apprendre par les membres du forum.
Un sevrage ne se passe pas forcément "mal", il n'empêche qu'ici, tu pourras voir beaucoup de témoignages négatifs (et sur internet en général après, est-ce parce que c'est la majorité ou parce qu'on vient plus parler des choses quand ça se passe pas bien ? ). A la fin de ton post, tu as l'air de parler d'attaque de panique, symptôme qui a l'air fréquent quand le sevrage se passe mal.
Une des membres s'est sevrée seule mais elle a "regretté" un peu par la suite d'avoir tout arrêté d'un coup. Ton lysanxia par exemple, tu ne peux pas essayer de le diminuer peu à peu ?
Je suis assez étonnée par ton psychiatre car généralement, un psychiatre qui serait psychanalyste et entamerait une psychanalyse avec toi ne croirait pas (surtout dès les premiers temps) aux médocs... enfin généralement ils n'en prescrivent que si besoins impératifs.

J'espère que ton généraliste pourra t'aider et sinon, concernant les plantes, la version simple serait de demander à une pharmacienne et la version plus complète serait de te trouver un bon homéo (car la phyto et l'homéo se prescrivent en fonction de la personne et de ses symptômes propres, l'avantage d'un spécialiste serait un avis médical solide -généraliste de base- et une connaissance approfondie des médecines douces). Par exemple, le millepertuis est un ad naturel mais il peut s'avérer trop fort ou mauvais pour certains, alors qu'il en aide d'autres...

http://www.entraide-ago-ps.com/t448-millepertuis-peut-etre-pas-si-bon-pour-la-sante?highlight=millepertuis

Une pharmacienne pourrait t'amener à en prendre, il est un ad "homéo" de base, mais peut-être qu'un homéo passerait par une autre voie...
Néanmoins, les plantes ont l'avantage de ne pas créer de dépendance, surtout si tu as déjà connu ce problème avant même celle aux médocs. Elles semblent indispensables pour t'aider à pallier au mieux le manque que ton cerveau et ton corps vont ressentir si tu souhaites arrêter tout traitement.

En parallèle, rien ne t'empêche de trouver un "bon" psy si tu en ressens toujours le besoin, quelqu'un en qui tu aurais vraiment confiance et avec qui avancer.
Concernant la sophrologie, je ne connais que la caycédienne:

http://www.entraide-ago-ps.com/t5-principe-de-la-sophrologie-caycedienne?highlight=cayc%C3%A9dienne

Je pense, surtout sur Paris, que tu pourras facilement trouver sur Google une association et des praticiens (en individuel si tu as les moyens ou en groupe si tu ne peux pas autrement).

Bon courage

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Ansouris



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MessageSujet: Re: Les symptômes de sevrage des médicaments psychiatriques   Jeu 7 Nov - 14:01

Merci pour ces conseils !
Mon psychiatre ne faisait pas une thérapie psychanalytique pure sur le divan, même s'il en avait un sur lequel je ne suis jamais allée, néanmoins, il avait de nombreux réflexes visant à tourner autour des concepts classiques ( la fusion avec la mère, l'abandon du père…etc.)
J'avoue que j'ai essayé, encore une fois, un an, mais que là le coup des régulateurs d'humeur qu'il comptait me laisser "en attendant de voir", ça a sonné le glas. Je suis allée voir mon généraliste, qui est prêt à me suivre pour me donner les médicaments antidépresseurs et anxio pour me sevrer.
Il a été d'accord pour valider en disant que le coup du régulateur d'humeur, c'était stupide. Que j'avais bien fait d'arrêter si je sentais que ça n'allait pas. Par contre, lui aussi, médecin, il a tendance à dire " les anxiolytiques, ça fait peur, mais faut relativiser". Il ne veut j'imagine pas que je lui explose dans les pattes, ce qui se comprend à son niveau, vu que de surcroit, il me récupère en vol. Du coup, je compte continuer mes AD même dose jusqu'à la fin de l'année, mais contrairement à ce qu'il préconise, je ne reprends pas les anxyo que j'ai cessé lors de la prise du régulateur, et du coup cela va faire 11 jours sans anxio, même si en réalité, je ne compte que depuis lundi où j'ai cessé le régulateur, et que je suis uniquement avec l'AD.
Il m'a conseillé pour les 3 semaines qui viennent la luminothérapie.
N'étant pas à cela près, je me suis achetée une lampe. A raison de 30' par jour en moyenne, il parait que cela peut apporter un mieux. En complément d'autre chose. La course à pied. Et comme je compte essayer, la relaxation, ou/et la sophrologie.
Je me suis aussi pris des cours pour débutant en méditation, pour essayer de changer de méthodes.
Je suis déterminée à ne pas reprendre ces pilules.
J'essaye de prendre sur moi quand les angoisses montent, le pire étant les symptômes comme les tremblements, l'agitation, les larmes sans réel chagrin pour le coup, l'envie de vomir, la sudation par moment et la tension. Mais je me dis " ok tu en as pour au minimum jusque' à la fin de l'année à ce tarif et ensuite, tout petit par petit, ça va passer". Je me suis fixée 6 mois pour me dire en bonne voie et un an pour me dire sortie d'affaire. Mon médicament c'est l'euphitose, à vrai dire, le médecin pense que ce ne sera pas assez fort. Je compte tout de même m'en prendre pour le soir. Et en outre, j'ai acheté une lampe à parfum, parfum thé blanc, ça m'apaise beaucoup les odeurs, j'ai remarqué. Alors je fais feu de tout bois.

Voila. Si d'aucun passe par là, je prends toujours avis et conseils.
Et je vais aller roder ici et ailleurs sur la toile pour voir s'il a des groupes spécifiques de soutien.

Merci !
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tatarolie54
Miss Macaron
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Age : 33

MessageSujet: Re: Les symptômes de sevrage des médicaments psychiatriques   Ven 8 Nov - 13:32

Bonjour Ansouris,

Comme L'araignée, je n'ai jamais pris d'ad ou d'anxio, donc ça m'est difficile de te donner un avis, mais je suis d'accord avec ce que t'as dit L'araignée. Et je t'envoie plein de courage.

Et tu me fais penser qu'il faut que je demande à ma soeur si elle ne pourrait pas me prepe de luminothérapie histoire de voir si ça me ferait du bien. Tu as déjà fait plusieurs "séances" avec ta lampe? Tu ressens du positif?
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Ansouris



Messages : 6
Date d'inscription : 04/11/2013

MessageSujet: Re: Les symptômes de sevrage des médicaments psychiatriques   Ven 8 Nov - 13:57

Bonjour miss macaron !
J'en suis seulement à ma deuxième séance. Je te réponds d'ailleurs avec ma lampe là. Bien pratique, les petites. Mais elles sont couteuses car elles doivent être fortes pour que tu ne sois pas obligée de les mettre à 30cms du visage.
Ce que je peux te dire à ce stade c'est que ça me réveille.
Je suis chez moi actuellement, je suis au chômage et j'écris des piges salariales de ci et de là. J'avais un gros problème d'endormissement. Or j'avoue, avec la lampe, ça te réveille, même dans un lit, ton cerveau semble comprendre que non, ce n'est pas l'heure de dormir, alors que dans un environnement sombre, juste avec des lampes normales, c'est dur, perso je me sens vide et épuisée. Là; j'ai du mal à l'éteindre :)
Elle me booste, ça c'est sûr. Du coup, cause à effet, tu fais des choses, qui te barbent en temps normal, donc le moral va un peu mieux avec la bonne conscience.
Pour le moment, j'en suis là. Si ça ne me permettait que ça, ce serait déjà top.
Sinon hier j'ai acheté de l'Euphitose finalement, et deux cachets avant de dormir, j'ai lu et j'ai dormi. Je vais quand même vérifier qu'il n'y a pas d'accoutumance à ça car ça me semble presque miraculeux que ça aide ainsi à dormir...Note j'étais allée courir, ça a du aider aussi.

Voila voila. disco  ( smiley avec une lampe, pas exactement la même que la mienne, mais enfin !)
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MessageSujet: Re: Les symptômes de sevrage des médicaments psychiatriques   

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