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 Témoignage sur le déroulement d'une séance TIPI pour agoraphobie avec attaque de panique

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MessageSujet: Re: Témoignage sur le déroulement d'une séance TIPI pour agoraphobie avec attaque de panique   Jeu 19 Avr - 11:22

je croise les doigts Minus mais c vrai qu'ils ont l'air de prendre ça au sérieux et c réconfortant
je suis impressionnée comme toujours, de vos phobies mais c vrai qu'à une époque je faisais des attaque panique tous les soirs et j'ai survécu

pour l'EMDR je pense qu'elle soigne les phobies/angoisses que si elles ont été provoquées par un choc traumatique d'après ce que j'en ai lu et entendu (hypnothérapeute), si l'angoisse est innée ou acquise au fil des années, ça ne fonctionnera pas en effet

va falloir passer des doctorats en tout genre pour trouver nous memes la solution ça sera plus simple

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lilie
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MessageSujet: Re: Témoignage sur le déroulement d'une séance TIPI pour agoraphobie avec attaque de panique   Lun 23 Avr - 19:51

Minus, mon petit doigt me dit que demain à cette heure-ci tu seras totalement et définitivement guéri tu auras eu ton rdv.
Je croise les doigts pour toi et je reste admirative de leur sérieux.

Merde !

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Minus
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MessageSujet: Re: Témoignage sur le déroulement d'une séance TIPI pour agoraphobie avec attaque de panique   Ven 22 Juin - 20:25

J'entame avec du retard comme d'hab le récit de ma dernière séance Tipi,

je nomme ce chapitre :

Guérir de l'agoraphobie avec TIPI, suite et fin.

Il y a plus d'un mois maintenant je suis allé à ma quatrième séance TIPI. En réalité je n'y suis pas allé on l'a fait par téléphone; en conférence via Skype pour être précis. La personne qui m'avait déjà vu 3 fois, son formateur et moi. Pas de formalité on est rentré dans le vif du sujet tout de suite. Le formateur a pris la séance en main, il m'a fait :
- fermer les yeux
- me remémorer une situation où j'avais paniqué
- ressentir les symptômes physiques que je ressentais au moment présent
- mettre la situation de départ de coté et rester avec ces symptômes
- rester en contact et voir comment ils évoluaient
Puis rebelote. 20 minutes c'était plié, selon lui ça avait fonctionné. Enfin! Plus d'ago! "YOUPI! Je suis libre! Ma Stéph j'arrive! ". Non pas de cris, juste un Minus un peu perplexe qui se sent pas bien différent d'avant si ce n'est complètement en vrac et en déréa suite à la séance. Allez je leur laisse le bénéfice du doute j'attends 2-3 jours le temps que mon corps digère sa liberté nouvelle .
Plus d'un mois plus tard j'attends toujours.


----
au final je suis très déçu par cette méthode. J'ai décidé de l'arrêter et plusieurs choses me dérangent. Leur site internet me semble pas très objectif. Par exemple je suis heureux d'apprendre que je serai le seul d'après leur statistique à avoir eu des crises de panique durant la séance (et des grosses en plus) :
Citation :
En plus de 1.500 séances, jamais aucune personne n'a été prise de crise de panique.
ou bien encore je suis le seul d'après eux pour qui l'appel d'un formateur n'a pas donné de résultats :
Citation :
Les formateurs Tipi sont intervenus dans ce cadre pour 10 personnes au cours de l'année 2009 et 7 personnes en 2010 et toutes les séances ont finalement abouti.
à moins que leur méthode marche moins biens depuis 2011...
Je vais pas m'amuser à citer et rectifier toutes les "approximations" que je trouve sur leur site mais je garde un goût amer de cette expérience. L'EFT par exemple m'a apporté un mieux même sans me guérir mais pour TIPI rien de rien et en plus de ça j'ai eu beaucoup de mélancolie, tristesse, déréalisation/déperso, d'abattement après les séances. Donc même si je reconnais le sérieux de celui qui m'a fait les séances je n'ai rien de positif à retenir de cette expérience.

Je ne recommande donc pas cette méthode à quelqu'un qui voudrait l'essayer pour soulager voir guérir son agoraphobie.

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lilie
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MessageSujet: Re: Témoignage sur le déroulement d'une séance TIPI pour agoraphobie avec attaque de panique   Ven 22 Juin - 22:04

Salut Minus !

Je te remercie pour ce long récit de ta dernière séance tipi.

Je pensais que même si ça ne guérissait pas forcément de l'agoraphobie, tu pourrais en ressentir du mieux. Mais en même temps, comment se libérer de nos angoisses en 20 minutes chrono ?

Je n'imaginais pas non-plus qu'il y aurait des effets secondaires tels que tu les décris...

Apparemment, ils sont sûrs d'eux, donc on peut se demander s'ils ont vraiment déjà été face à de vrais agoraphobes...

Comptes-tu contacter le fondateur de la méthode via internet ou vas-tu laisser les choses se tasser sans leur donner ton avis (en espérant que beaucoup d'agoraphobes tombent sur ton témoignages avant de commencer ) ?

En tous les cas, encore merci à toi, voilà au moins une méthode que je n'essayerai pas (ce qui pour une fois me fera économiser mon temps, mes effets secondaire et mes deniers ).

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tatarolie54
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MessageSujet: Re: Témoignage sur le déroulement d'une séance TIPI pour agoraphobie avec attaque de panique   Lun 25 Juin - 18:36

Merci Minus pour ton témoignage !
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Bugsbunny



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MessageSujet: Re: Témoignage sur le déroulement d'une séance TIPI pour agoraphobie avec attaque de panique   Lun 13 Aoû - 17:16

Lilie, je suis d'accord, Minus ne parle pas de pré-natal, mais de ce que j'ai compris de la méthode tipi, il doit se remémorer un vécu angoissant et revivre les émotions de ce souvenir. Le but est, à partir de ce souvenir, de se replonger dans les émotions vécues afin de revenir sur le moment présent émotionnellement à leurs sources (qui peut se trouver être dans le ventre de la maman)... tout ça sans analyser.

Donc moi je comprends que Minus à peut-être revécu émotionnellement un traumatisme pré-natal, mais sans en avoir conscience, vu qu'il ne doit surtout pas analyser pour que ça fonctionne.

Sinon je trouve que l'assurance de Tipi quand à leur réussite de guérison est plutôt louche. Et c'est vrai que la personne que tu as rencontré Minus à été très correcte avec toi mais j'ai lu bcp de témoignages disant que cette méthode est une arnaque.

Je pense qu'aucune méthode ne peut tous nous guérrir de l'agoraphobie. On a tous des origines (de nos phobies) différentes et donc pas la même manière de faire, les mêmes besoins pour apprendre à gérer nos phobies.
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Minus
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MessageSujet: Re: Témoignage sur le déroulement d'une séance TIPI pour agoraphobie avec attaque de panique   Lun 13 Aoû - 23:01

Pas tout à fait Bugs petite correction on ne cherche pas à revivre les émotions vécues, on se remémore la situation vécue sans chercher à revivre les émotions ou les sensations vécues; pour une panique en marchant dans une rue ça sera simplement l'action de marcher par exemple et les lieux. Et partant de là on exprime tout ce que l'on ressent au moment présent. Etc, etc..

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MessageSujet: Re: Témoignage sur le déroulement d'une séance TIPI pour agoraphobie avec attaque de panique   Mar 14 Aoû - 16:41

Minus a écrit:
Pas tout à fait Bugs petite correction on ne cherche pas à revivre les émotions vécues, on se remémore la situation vécue sans chercher à revivre les émotions ou les sensations vécues

T'es vraiment sûr ?

Moi je ne comprends pas du tout ça. Et ce que tu dis là est en contradiction avec ton autre article sur la méthode TIPI.

Repris de ton autre article :

Elle travaille sur les émotions dont se souvient le corps et permet au patient de les revivre de manière à les désactiver définitivement.

" En savoir plus sur la technique d'identification sensorielle des peurs inconscientes


Nos peurs sont, sans aucun doute, la clé des souffrances émotionnelles, sachant que ce sont elles qui conditionnent le plus fortement les réflexes de défense : la fuite, l’inhibition, l’agressivité et, de façon plus inattendue, la prise de pouvoir. Par ailleurs, pour qu’il y ait peur, il faut admettre qu’une première expérience désagréable ait préalablement été vécue. C’est cette première expérience qui doit être retrouvée pour désactiver les comportements qu’elle induit.Sans en connaître encore avec certitude le mécanisme biologique, les résultats obtenus sur un grand nombre de personnes montrent que, lorsqu’une situation à l’origine d’une réaction de peur est revécue, cette dernière est désamorcée. Encore faut-il que ce « revécu » ne soit pas une projection intellectuelle mais bien une réalité émotionnelle, sensorielle. Autrement dit, c’est à travers son ressenti physique et non avec son intellect qu’il faut rechercher l’origine de la peur . Et c’est souvent là toute la difficulté, tant nous sommes habitués à réfléchir plutôt qu’à ressentir. Pourtant, à travers ses sens, chacun peut remonter jusqu’aux traces les plus anciennes de ses peurs qui, dans la plupart des cas, se révèlent être les plus déterminantes. Très simplement, il est possible de se reconnecter aux multiples événements survenus lors de la naissance et même jusque dans le ventre maternel.
De nombreuses pratiques thérapeutiques ont déjà emprunté plus ou moins partiellement cette voie. En fait, il semble que la réussite de Tipi tienne en l’assemblage de quatre principes déterminants.

http://www.entraide-ago-ps.com/t758-methode-tipi-pour-l-agoraphobie-la-phobie-sociale-la-panique?highlight=tipi

Donc moi je comprends toujours que leur but est de revenir à la source de la peur, et pour y arriver il faut revivre ses émotions et surtout pas analyser, donc tu peux vraiment pas savoir sur quel évènement douloureux tu reviens.
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lilie
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MessageSujet: Re: Témoignage sur le déroulement d'une séance TIPI pour agoraphobie avec attaque de panique   Mer 15 Aoû - 22:18

Citation :
Donc moi je comprends toujours que leur but est de revenir à la source de la peur, et pour y arriver il faut revivre ses émotions et surtout pas analyser, donc tu peux vraiment pas savoir sur quel évènement douloureux tu reviens.

L'article sur la méthode provient de leur site mais peut-être que ça dépend des praticien.
Si j'ai bien compris le principe (Minus me corrigera) en revivant par exemple une situation où tu as paniqué c'est sensé débloquer tous les autres souvenirs de ce type... alors pourquoi pas des choses plus lointaines sans qu'on le sache ? (je dis ça sans croître à leur méthode pour l'agoraphobie ).

Après, Minus étant parti de souvenirs et de cas concrets, j'imagine qu'il "sait" sur quelle peur il revient non ?

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MessageSujet: Re: Témoignage sur le déroulement d'une séance TIPI pour agoraphobie avec attaque de panique   Jeu 16 Aoû - 0:51

Bugsbunny a écrit:
Minus a écrit:
Pas tout à fait Bugs petite correction on ne cherche pas à revivre les émotions vécues, on se remémore la situation vécue sans chercher à revivre les émotions ou les sensations vécues

T'es vraiment sûr ?


Je suis vraiment sûr. Ressentir et ne pas analyser comme tu l'as cité. Mais ressentir au moment présent les sensations en travaillant sur une situation passée. C'est le corps qui fait le travail lorsque l'on va revivre une situation passée par le biais de sensations que cela nous procure à l'instant même où l'ont fait l'exercice. On ne cherche absolument pas à revivre les sensations et émotions passées.

Après comme tu dis Lilie selon eux travailler sur un épisode récent permet de débloquer tous les événements passés qui lui sont reliés. Pas besoin donc de remonter au souvenir le plus lointain.

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MessageSujet: Re: Témoignage sur le déroulement d'une séance TIPI pour agoraphobie avec attaque de panique   Sam 18 Aoû - 15:33

Je dois lire de travers

Ok, bon moi en lisant le site de Tipi je comprends toujours la même chose, mais je me dis que tu dois mieux savoir que moi vu que tu as testé. Et de toute façon je ne compte pas faire cette méthode. On me l'a conseillée mais avec tout ce que j'ai lu, pas du tout convaincue.
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lilie
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MessageSujet: Re: Témoignage sur le déroulement d'une séance TIPI pour agoraphobie avec attaque de panique   Sam 18 Aoû - 20:32

Je veux pas ajouter du flou mais certainement aussi que ça dépend du thérapeute.
Le mien en médecine énergétique était formé à tipi mais n'a jamais souhaité me proposer cette méthode pour l'agoraphobie (avec le temps il la juge incomplète et du coup pouvant provoquer des effets pas terribles...). Peut-être que certains sont plus accès là-dessus (vie intra utérine) que d'autres. Celui de Minus avait l'air très honnête, je sais pas si on doit y voir un rapport

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Bugsbunny



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MessageSujet: Re: Témoignage sur le déroulement d'une séance TIPI pour agoraphobie avec attaque de panique   Sam 18 Aoû - 23:10

Non, je ne pense pas qu'il y ait de rapport. Pour le reste je suis d'accord, chaque thérapeute peux utiliser la méthode un peu à sa manière
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Aurelien



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MessageSujet: Le TIPI sur le tapis: témoignage d'une séance   Lun 4 Fév - 20:08

Souffrant d'angoisse chronique dont je n'ai vraiment pris conscience que récemment, j'ai voulu essayer la méthode TIPI. Ne pouvant poster directement dans la rubrique concernée, je mets ce témoignage en guise de présentation.

Suite à un concours de circonstances, j’ai découvert la méthode de Luc Nicon « tipi », qui se propose rien de moins que de libérer nos peurs inconscientes les plus profondément enfouies, ce en l’espace d’une seule séance, grâce à un processus de re-mémoration sensorielle d’événements angoissants et traumatiques, qui ont engendré une perte de connaissance et de conscience au moment où ils ont été originellement vécus. Donc rien de particulièrement original (le procédé s’applique par exemple dans la méditation bouddhiste « vipassana » dont l’objet est l’attention vigilante et constante au corps et aux opérations de l’esprit, ce qui implique de fait la procédure de TIPI, car les événements passés reviennent périodiquement à la surface de la conscience, mais il n’y a pas seulement vipassana, car la remémoration sensorielle du vécu fait partie de la panoplie de moult techniques psychologiques et spirituelles bien connues aujourd’hui)

J’ai voulu testé cette méthode, car je me demandais bien comment il était possible de prétendre détenir une telle poudre universelle, alors qu’il est si difficile de se libérer de façon durable de ses angoisses structurelles, même quand on met de la bonne volonté. Alors, au premier coup de téléphone à la thérapeute, il m’a été demandé de faire le récit précis d’un événement récent et angoissant. Pour un motif assez arbitraire (l’événement relaté était soit-disant trop « général », alors qu’il représentait une sensation bien précise et vraiment angoissante), j’ai été sommé de retéléphoner plus tard avec un exemple plus probant pour que mon rendez-vous soit avalisé, sachant que la thérapie « avait déjà commencé ».

J’ai rappelé juste avant le rendez-vous, en faisant remarquer que je ne voyais pas comment la thérapie pouvait avoir commencé, alors que mon premier récit avait été jugé peu pertinent. Comme la thérapeute semblait reconnaître la contradiction et qu’elle me semblait de bonne foi, j’ai fini par trouver un autre exemple, jugé plus parlant. Les « tipistes » se refusent par principe à la généralité, et veulent des exemples non ambigus, précis, totalement singuliers, pour ne pas laisser place à l’interprétation subjective et mentale, et la « généralité » honnie.

Mais la veille du rendez-vous j’ai été pris d’une véritable attaque de panique en prenant mon train, car j’avais oublié mes billets. J’ai failli rester sur place et prendre une mauvaise décision, parce que j’étais terrorisé par un rendez-vous virtuel avec une personne qui me cause des phobies. Du coup, j’ai changé d’exemple au début de la consultation, parce que j’avais vraiment là le modèle de mes attaques de paniques récurrentes, motif de ma consultation.

La procédure consiste à se ré - mémorer avec précision l’événement traumatique, tout en prenant conscience des réactions du corps, sans rien ajouter ni soustraire. Le temps de « re-vécu » est très court. Il se produit effectivement un soulagement quasi-instantané, mais l’interprétation qui en est donnée montre à mon avis un manque de sens de l’observation et d’esprit critique, ce qui conduit à une sur-interprétation du phénomène. En effet, si le fait de « ramener de la conscience » dans ses canaux produit bien une forme de libération du phénomène, c’est juste parce que l’énergie qui était solidifiée dans une représentation déterminée (l’événement qui s’est produit à « ce » moment précis sous « cette » forme là) redevient mobile, et la « forme » de l’événement traumatique disparaît du champ d’attention. Mais cela ne veut aucunement dire que la peur a été réellement désactivée, telle une racine qui aurait été arrachée, comme le thérapeute le prétend et veut absolument convaincre le patient de sa croyance.

Le motif de la peur a juste été translaté d’objet et semble s’être « évanoui » dans la nature. Tel patient qui sera « libéré » de sa peur de l’araignée dans sa buanderie risque fort de trembler s’il trouve une nouvelle araignée dans son lit. Peut-être que je ne partirai pas dans un délire imaginatif la prochaine fois si j’ai perdu mes clés ou mon billet de train, mais cela ne veut pas dire que toute peur liée à cette « racine » aura disparu. Dans cette thérapie, chaque « racine » a pour objet d’être traitée séparément, et à la fin, dans le cas idéal, toutes les racines auront disparu. Telle n’est pas la moindre des prétentions de la méthode « tipi » qui fait bien sa publicité.

Mais le problème, c’est que tout est inter-dépendant dans la psyché, et que tous les problèmes sont connectés les uns aux autres. L’homme n’est pas un ordinateur ou une mécanique qu’on peut démonter comme ça, alors même si la remémoration sensorielle d’un événement précis est une véritable porte vers l’inconscient, elle ne va pas par un coup de baguette magique avoir le pouvoir de transformer la structure. Sauf si on suppose que cette structure n’existe pas réellement.

Car le thérapeute va se défendre d’avoir une telle prétention, traiter la racine de l’angoisse. Il va traiter chaque événement localement et isolément, ce qui revient en fait à engager une procédure sans fin, car l’angoisse humaine est un phénomène de structure (due au « péché originel » chez les chrétiens, « l’ignorance » chez les bouddhistes, la « finitude » de l’homme chez les athées, etc...) et pas juste une histoire de peur de prendre le métro ou l’avion, de trembler devant les inconnus... Le nier c’est réduire l’homme à être une machine en voulant soit-disant s’en tenir aux « faits physiques » et s’abstenir de « philosophie » ou de « religion ». Mais l’homme, qu’on le veuille ou non, est un être pensant, dont la conception qu’il se fait de lui et de son univers façonne les expériences qu’il fait des autres et de lui-même.

Donc il est fort possible qu’une part des événements pré-nataux « re-vécus » soient autant de nature psychique (et relèvent de « l’imagination vraie ») que strictement physiques. Ce qui expliquerait leur répétition et leur constance dans le récit d’expériences relatée dans le livre de Luc Nicon. Lui-même ouvre cette piste sans aller l’explorer plus avant, parce que cela remettrai en cause la perspective réductionniste de sa thérapie découverte empiriquement. Et la co-habitation avec un jumeau (virtuel ou réel) a vraisemblablement un effet qualitatif sur l’âme qui peut conditionner toute une existence, et cela a finalement bien plus de portée que de savoir si le jumeau a bien été là ou non, ce qui fera toujours l’objet de controverses « scientifiques ». La question étant d’investiguer la nature de la conscience et des rêves du foetus autant que le milieu physique dans lequel il évolue.

Après une joute verbale avec la thérapeute qui m’a fait refaire trois fois la procédure car elle n’était pas certaine du résultat et sentait que quelque chose ne tournait pas rond. Je ne l’accuse en rien de mauvaise foi, car elle est de bonne volonté et croit en ce qu’elle fait. Plutôt je déplore un manque d’observation flagrant du fonctionnement de la conscience. En effet, « mauvais coucheur », je refusais d’accepter son explication simpliste ce qui l’a mise dans la perplexité; s’il n’est plus possible de « retourner » à la forme donnée de l’événement angoissant, ce n’est pas parce que la racine a été désactivée on ne sait trop comment, mais juste parce que la conscience a « glissé » vers un autre objet, car la conscience, une fois « décoincée » d’un mode de représentation, a la propriété de ne jamais reconstituer à l’identique une même scène ou un même objet. On appelle cela l’impermanence et chacun peut aisément le vérifier en lui-même.

Alors il est évident que les partisans de cette méthode miracle diront que « de toute façon cela marche » et qu’ils font du bien aux autres, alors critiquer cela revient à vouloir empêcher une réussite certaine et la guérison promise de milliers de personnes. A cela je répondrai que chacun doit faire en effet l’expérience lui-même comme je l’ai fait au prix d’une consultation, mais que si la peur de la fourmi dans le jardin qui a momentanément disparu se transforme en peur du monstre marin dans la piscine, il ne faut pas à l’hésiter à le dire sans avoir honte de passer pour un « raté » hors de la statistique qui fait loi dans notre monde, et se poser vraiment la question si on a affaire à deux racines qualitatives réellement distinctes (autant de racines, autant de consultations...), ou une même peur fondamentale qui va s’exprimer de mille et une façons. Parce que le chemin de la guérison durable ne sera pas le même suivant l’une ou l’autre des hypothèses avérée.
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lilie
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MessageSujet: Re: Témoignage sur le déroulement d'une séance TIPI pour agoraphobie avec attaque de panique   Mar 5 Fév - 15:30

Ma réponse à Aurélien se trouve sur son post de présentation, sujet d'origine de son message ci-dessus

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Aurelien



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MessageSujet: Le TIPI: farce et attrape    Dim 17 Fév - 18:23

Mon témoignage n'a dont pas été publié sur le forum, parce qu'il n'allait visiblement pas dans le sens de la statistique. J'ai publié une longue réponse (à la fois pratique et philosophique) à la praticienne qui avait répondu à mon message initial en laissant entendre que tout avait très bien fonctionné et que mes autres entreprises étaient un échec, alors que j'avais précisément expliqué que le résultat final était quasi nul avec TIPI, à cause du subterfuge grossier contenu dans leur méthode. Je donne donc la courte réponse suivie de ma lettre, qui n'a trouvé aucun écho. Pas un seul mot. Je pense que cette méthode peut être reléguée au rayon des farces et attrape, et je trouve triste que des personnes peu scrupuleuses s'enrichissent sur les difficultés des gens.


Bonjour Aurélien
Votre mail m'a été transmis sans savoir que j'étais la thérapeute en question.
Voilà une version détaillée et relativement honnête de notre séance.
Votre point de vue est intéressant et c'est le vôtre.
L'essentiel est que vous ne soyez plus angoissé dans des situations telle que celle que vous avez vécue.
Car j'ai bien compris que toutes les pratiques que vous citez n'ont pas réussi à vous en délivrer.
Alors, observez la prochaine fois et dites moi ce qui se passe en vous .
Je sais que vous le ferez avec la même honnêteté que lorsque vous avez écrit ce mail.
Bonne soirée

Bonsoir,

Je suis content que vous ayez perçu que ma « critique » n’avait pas pour finalité de détruire quoi que ce soit ou de porter préjudice à qui que ce soit. En revanche, votre commentaire laisse à penser que vous n’avez pas compris mon propos. En effet, par définition deux situations identiques ne se représenteront jamais au cours de mon existence, ni au cours de la votre, ni au cours de celle de personne d’autre d’ailleurs. Comme un philosophe célèbre l’a dit « on ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve » et deux évènements identiques ne se sont jamais produits, ne se produisent et ne se produiront pas non plus, pas plus qu’on ne trouvera dans la nature deux cailloux strictement identiques. Comme vous me l’avez vous-même bien rappelé lors de notre préparation de séance au téléphone, chaque évènement est strictement unique et singulier. Par contre, il existe des ensembles d’évènements qui portent des caractères communs, qui ont pour ainsi dire un « air de famille », et c’est cet « air de famille » qui semble être volontairement laissé pour compte dans votre pratique TIPI.

Il est bien évident que je ne retrouverai jamais la situation de me retrouver à ouvrir mon sac et ne pas trouver mes billets telle qu’ elle s’est déroulée la semaine dernière, et on a beau jeu de penser que l’angoisse associée à cet évènement s’est volatilisée dans la nature. Il n’en est rien du tout parce que l’anxiété ne disparaît pas en effaçant des représentations mouvantes par nature, mais en prenant conscience dans le corps et l’esprit de ses causes réelles. Comme je l’ai expliqué, elle est juste translatée dans l’ensemble des évènements probables qui se regroupe autour d'une "angoisse racine ». Elle a cette caractéristique qu’ on peut qualifier sommairement : amplifier un détail dans un évènement anticipé de telle sorte qu’ il apparaît effrayant et repoussant. Dans l’affaire du billet, j’avais conçu un scénario terrible avec des contrôleurs très redoutables, alors que trois jeunes femmes sympathiques m’ont fait passer sans problème la barrière de contrôle, tout ça parce que je voyais le spectre de ma mère au bout du quai qui venait me chercher…

Récemment j’ai eu une petite vague d’angoisse parce que je croyais n’avoir pas fait le contrôle technique de la voiture, et que cela allait peut-être causer un accident. Il s’avère après vérification que j’ai encore un an pour le faire. Dans le cadre de ma profession (intervenant musical en milieu scolaire), je vais devoir choisir huit élèves de mes classes d’éducation musicale destinés à apprendre un instrument avec des cours supplémentaires. Au moment de lire que j’étais demandé pour participer à une réunion concernant ce projet, j’ai été pris d’une micro-panique en imaginant que le choix allait être très dur pour telle ou telle raison (il y allait y avoir des jaloux qui allaient m’en vouloir, etc…), puis que j’allais être contraint de donner des cours de solfège alors que je n’avais pas très envie, etc…

Comme je suis relativement conscient, j’ai le temps de désamorcer ce genre de scénario toujours marqué par l'auto-préoccupation au moment où il se produit ou peu après. En réalité la réunion sera très certainement conviviale et l’occasion de parler à des collègues que je vois jamais par ailleurs, choisir les enfants sera comme un jeu qui fera le bonheur de tous et il est fort probable qu’une autre personne que moi s’acquitte des cours de solfège l’année prochaine. Je pourrai multiplier ce genre d’ exemples quasiment à l’infini, montrant que je n’ai pas une seconde de « sérénité » au sens où on l'entend ordinairement. Et alors ? Tout dépend en réalité de la finesse et du degré d’observation qu'on a de son esprit et de ses canaux. A un niveau extrêmement grossier, on peut croire que tout va très bien, qu’on est en paix, et que tout roule dans la joie et la bonne humeur, mais si on va toujours plus loin et qu'on ne se borne as à une illusoire sécurité, on découvre un tout autre tableau très vivant mais très angoissant, car sans repères fixes et c'est là qu'il faut apprendre à évoluer.

On deviendra un peu lucide en pratiquant par exemple une méditation comme vipassana (c’est une possibilité parmi tant d’autres), et on s’apercevra alors que la "sérénité" prisée n'existe pas, et toutes les techniques du monde d’y pourront rien, TIPI pas plus que les autres. Parce que tout est mobile dans le corps, dans notre esprit et dans notre environnement, et c’est seulement parce que nous fixons les choses pour nous rassurer que nous croyons obtenir une paix statique qui n’est qu’un répit entre deux angoisses. Et cela commence à la conception et même avant. Bouddha l’a rappelé, mais pas seulement et il n’y a pas besoin de s’appeler bouddha pour le constater.

En réalité la seule fin possible à l’angoisse selon mon expérience c’est de vivre « l’amour divin » (je ne sais pas quelle locution employer alors je mets ce terme fourre-tout), qui consiste à faire corps totalement avec cette angoisse, de telle sorte qu’on devient « ami » avec elle et qu’on la reconnaît pour ce qu’elle est : l’énergie encore indifférenciée qui surgit spontanément de notre nature et qui n’est pas encore « qualifiée ». C’est-à-dire de ne pas la traiter comme une étrangère et la repousser comme une malvenue, mais parvenir à l’apprécier pour ce qu’elle, la manifestation déguisée de notre puissance fondamentale, une part de « Tout-ce-qui-est ».

Cette angoisse représente donc l’expression de notre énergie primordiale encore non spécifiée dans des objets, des évènements et des situations, et n’a rien de mauvais en soi. La « crise de panique » est due après observation à une déviation de cette énergie, qui au lieu d’être ressentie pour ce qu’elle est à la base, le surgissement totalement imprévisible de l’être sans forme encore définie, est interprété par le prisme d’élaborations cérébrales pré-conçues et fausses.

Dans mon cas, les histoires hallucinantes que ma mère m’a raconté depuis tout petit ont créé un climat de « psychose conditionnelle » qui se manifeste dans certaines circonstances bien précises. Ce produit alors un phénomène énergétique artificiel amenant à considérer cette montée d’angoisse comme le mal absolu (elle a été associée à des évènements précis marqués comme « négatifs »), à la place de la laisser être ce qu’elle est sans la bloquer.

En fréquentant des thérapeutes, je cherche à dissoudre les blocages énergétiques et la cuirasse viscérale et caractérielle qui a été acquise au cours de ma vie, et aussi à enlever les fausses interprétations sur la nature des peurs. Mais pour cela il faut que j'apprenne à examiner en profondeur mon esprit. Juste « revivre » un évènement traumatique n’enlèvera jamais la cause qui se situe à un niveau « antérieur » de conscience. Pour cela il faut toucher à mon sens le « noyau commun » à l’ensemble des peurs qui peuvent se manifester au travers d’un évènement particulier, pour désactiver la fausse interprétation qui empêche l’énergie de suivre son parcours naturel et se dissoudre dans sa source.

En termes philosophiques, vous pensez soigner « l’individu » (tel ou tel symptôme ou évènement), alors que selon moi il faut traiter « l’espèce », sous laquelle cet individu est subsumé. A savoir obtenir une « cognition valide » de la cause qui a amené l’évènement simultanément à la prise de conscience corporelle de la remémoration sensorielle. Sinon vous aurez simplement le néant déguisé sous un bien-être artificiel et temporaire et même une véritable dislocation de l’être si la procédure était répétée avec « succès ». Cette dislocation pourrait même être interprétée comme la réalisation d’un état « sans peur », alors qu’elle marquerait simplement la transformation de l’homme en légume, guéri par un processus aussi naturel qu’obscur tant qu’il n’est pas éclairé par l’exercice du discernement.

Parce que l’esprit et le corps sont totalement inter-dépendants, la Conscience étant antérieure aux deux et leur origine commune. Si on identifie « l’air de famille » et on ne prend pas juste tel ou tel évènement isolé, toute la gamme des peurs semblables sera réellement dissoute, parce que la cause aura disparu de l’esprit et du corps. Cette prise de conscience se traduira par une compréhension profonde de la nature et de l’être, montrant que le problème n’a jamais été la peur qui est en fait voulue par la personne pour des raisons bien précises, mais le refus de comprendre la cause et les motifs de son apparition. Là où se trouve le déni, se trouve potentiellement le remède.

Tant que je ne perçois pas à la base que c’est mon imagination utilisée faussement qui crée un « monstre » paraissant extérieur à moi et qui cause une distorsion physique de l’énergie fondamentale - celle qui se manifeste alors sous forme d’une peur délirante spécifiée - je serai toujours la proie d’une angoisse refoulée. Mais si je sens pas physiquement et mentalement que l’origine de cette peur, c’est la croyance que ma mère m’a donné sans me demandé mon avis parce qu’elle a toujours refusé de se soigner de sa propre maladie et en accuse les autres, comme quoi mon père était un monstre fou et dangereux (alors qu’il est juste un tout petit peu plus égoïste que la norme), j’aurais beau revivre tout ce qui est possible, je n’atteindrai jamais la racine sans être remonté à la croyance erronée qui motive la spécification fallacieuse de la peur.

Ceux qui prétendent en avoir fini avec leur angoisse sans pouvoir rendre compte précisément du processus réel de leur libération se sont juste recroquevillés dans une certitude mentale transitoire qui s’en ira quand les circonstances auront changé, en particulier au moment de mourir. Tant qu’on est pas capable de dissoudre tous les souffles vitaux dans la goutte du cœur et ré-émerger sous forme d’un corps pur, immaculé et indestructible (qu’on appelle « corps illusoire » dans le bouddhisme mais dont on trouve mention dans toutes les traditions spirituelles), on aura a juste raison toujours cette peur du changement et aucune technique ne pourra rien y faire.

Maintenant tout a sa place et une raison dans notre univers, et ma voie consiste à éprouver les limites de ce qui est fini et limité sans s’y arrêter. Rappelez à individu sa réelle condition mortelle, pas de façon mentale mais énergétique, et vous verrez qu’aucune « méthode » enlèvera à quiconque son angoisse de base, qui viendra déguisée s’exprimer dans tel ou tel comportement qualifié de « pathologique ». Donc les agoraphobes et les déclassés en tous genres sont à mes yeux beaucoup plus proches d'eux-mêmes que ceux qui s'imaginent sereins parce qu'ils se sont rigidifiés. L'expérience de la peur et de la panique est une chance unique pour découvrir et expérimenter sa véritable nature, si on apprend à défaire la déviation qui a été acquise au cours de l'existence précisément à cause de la peur engendrée par l'inconnu qui se manifeste toujours de façon imprévisible et soudaine.

Cordialement

Aurélien


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Aurelien



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MessageSujet: Le TIPI: farce et attrape    Dim 17 Fév - 18:25

Mon témoignage n'a dont pas été publié sur le forum, parce qu'il n'allait visiblement pas dans le sens de la statistique. J'ai publié une longue réponse (à la fois pratique et philosophique) à la praticienne qui avait répondu à mon message initial en laissant entendre que tout avait très bien fonctionné et que mes autres entreprises étaient un échec, alors que j'avais précisément expliqué que le résultat final était quasi nul avec TIPI, à cause du subterfuge grossier contenu dans leur méthode. Je donne donc la courte réponse suivie de ma lettre, qui n'a trouvé aucun écho. Pas un seul mot. Je pense que cette méthode peut être reléguée au rayon des farces et attrape, et je trouve triste que des personnes peu scrupuleuses s'enrichissent sur les difficultés des gens.


Bonjour Aurélien
Votre mail m'a été transmis sans savoir que j'étais la thérapeute en question.
Voilà une version détaillée et relativement honnête de notre séance.
Votre point de vue est intéressant et c'est le vôtre.
L'essentiel est que vous ne soyez plus angoissé dans des situations telle que celle que vous avez vécue.
Car j'ai bien compris que toutes les pratiques que vous citez n'ont pas réussi à vous en délivrer.
Alors, observez la prochaine fois et dites moi ce qui se passe en vous .
Je sais que vous le ferez avec la même honnêteté que lorsque vous avez écrit ce mail.
Bonne soirée

Bonsoir,

Je suis content que vous ayez perçu que ma « critique » n’avait pas pour finalité de détruire quoi que ce soit ou de porter préjudice à qui que ce soit. En revanche, votre commentaire laisse à penser que vous n’avez pas compris mon propos. En effet, par définition deux situations identiques ne se représenteront jamais au cours de mon existence, ni au cours de la votre, ni au cours de celle de personne d’autre d’ailleurs. Comme un philosophe célèbre l’a dit « on ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve » et deux évènements identiques ne se sont jamais produits, ne se produisent et ne se produiront pas non plus, pas plus qu’on ne trouvera dans la nature deux cailloux strictement identiques. Comme vous me l’avez vous-même bien rappelé lors de notre préparation de séance au téléphone, chaque évènement est strictement unique et singulier. Par contre, il existe des ensembles d’évènements qui portent des caractères communs, qui ont pour ainsi dire un « air de famille », et c’est cet « air de famille » qui semble être volontairement laissé pour compte dans votre pratique TIPI.

Il est bien évident que je ne retrouverai jamais la situation de me retrouver à ouvrir mon sac et ne pas trouver mes billets telle qu’ elle s’est déroulée la semaine dernière, et on a beau jeu de penser que l’angoisse associée à cet évènement s’est volatilisée dans la nature. Il n’en est rien du tout parce que l’anxiété ne disparaît pas en effaçant des représentations mouvantes par nature, mais en prenant conscience dans le corps et l’esprit de ses causes réelles. Comme je l’ai expliqué, elle est juste translatée dans l’ensemble des évènements probables qui se regroupe autour d'une "angoisse racine ». Elle a cette caractéristique qu’ on peut qualifier sommairement : amplifier un détail dans un évènement anticipé de telle sorte qu’ il apparaît effrayant et repoussant. Dans l’affaire du billet, j’avais conçu un scénario terrible avec des contrôleurs très redoutables, alors que trois jeunes femmes sympathiques m’ont fait passer sans problème la barrière de contrôle, tout ça parce que je voyais le spectre de ma mère au bout du quai qui venait me chercher…

Récemment j’ai eu une petite vague d’angoisse parce que je croyais n’avoir pas fait le contrôle technique de la voiture, et que cela allait peut-être causer un accident. Il s’avère après vérification que j’ai encore un an pour le faire. Dans le cadre de ma profession (intervenant musical en milieu scolaire), je vais devoir choisir huit élèves de mes classes d’éducation musicale destinés à apprendre un instrument avec des cours supplémentaires. Au moment de lire que j’étais demandé pour participer à une réunion concernant ce projet, j’ai été pris d’une micro-panique en imaginant que le choix allait être très dur pour telle ou telle raison (il y allait y avoir des jaloux qui allaient m’en vouloir, etc…), puis que j’allais être contraint de donner des cours de solfège alors que je n’avais pas très envie, etc…

Comme je suis relativement conscient, j’ai le temps de désamorcer ce genre de scénario toujours marqué par l'auto-préoccupation au moment où il se produit ou peu après. En réalité la réunion sera très certainement conviviale et l’occasion de parler à des collègues que je vois jamais par ailleurs, choisir les enfants sera comme un jeu qui fera le bonheur de tous et il est fort probable qu’une autre personne que moi s’acquitte des cours de solfège l’année prochaine. Je pourrai multiplier ce genre d’ exemples quasiment à l’infini, montrant que je n’ai pas une seconde de « sérénité » au sens où on l'entend ordinairement. Et alors ? Tout dépend en réalité de la finesse et du degré d’observation qu'on a de son esprit et de ses canaux. A un niveau extrêmement grossier, on peut croire que tout va très bien, qu’on est en paix, et que tout roule dans la joie et la bonne humeur, mais si on va toujours plus loin et qu'on ne se borne as à une illusoire sécurité, on découvre un tout autre tableau très vivant mais très angoissant, car sans repères fixes et c'est là qu'il faut apprendre à évoluer.

On deviendra un peu lucide en pratiquant par exemple une méditation comme vipassana (c’est une possibilité parmi tant d’autres), et on s’apercevra alors que la "sérénité" prisée n'existe pas, et toutes les techniques du monde d’y pourront rien, TIPI pas plus que les autres. Parce que tout est mobile dans le corps, dans notre esprit et dans notre environnement, et c’est seulement parce que nous fixons les choses pour nous rassurer que nous croyons obtenir une paix statique qui n’est qu’un répit entre deux angoisses. Et cela commence à la conception et même avant. Bouddha l’a rappelé, mais pas seulement et il n’y a pas besoin de s’appeler bouddha pour le constater.

En réalité la seule fin possible à l’angoisse selon mon expérience c’est de vivre « l’amour divin » (je ne sais pas quelle locution employer alors je mets ce terme fourre-tout), qui consiste à faire corps totalement avec cette angoisse, de telle sorte qu’on devient « ami » avec elle et qu’on la reconnaît pour ce qu’elle est : l’énergie encore indifférenciée qui surgit spontanément de notre nature et qui n’est pas encore « qualifiée ». C’est-à-dire de ne pas la traiter comme une étrangère et la repousser comme une malvenue, mais parvenir à l’apprécier pour ce qu’elle, la manifestation déguisée de notre puissance fondamentale, une part de « Tout-ce-qui-est ».

Cette angoisse représente donc l’expression de notre énergie primordiale encore non spécifiée dans des objets, des évènements et des situations, et n’a rien de mauvais en soi. La « crise de panique » est due après observation à une déviation de cette énergie, qui au lieu d’être ressentie pour ce qu’elle est à la base, le surgissement totalement imprévisible de l’être sans forme encore définie, est interprété par le prisme d’élaborations cérébrales pré-conçues et fausses.

Dans mon cas, les histoires hallucinantes que ma mère m’a raconté depuis tout petit ont créé un climat de « psychose conditionnelle » qui se manifeste dans certaines circonstances bien précises. Ce produit alors un phénomène énergétique artificiel amenant à considérer cette montée d’angoisse comme le mal absolu (elle a été associée à des évènements précis marqués comme « négatifs »), à la place de la laisser être ce qu’elle est sans la bloquer.

En fréquentant des thérapeutes, je cherche à dissoudre les blocages énergétiques et la cuirasse viscérale et caractérielle qui a été acquise au cours de ma vie, et aussi à enlever les fausses interprétations sur la nature des peurs. Mais pour cela il faut que j'apprenne à examiner en profondeur mon esprit. Juste « revivre » un évènement traumatique n’enlèvera jamais la cause qui se situe à un niveau « antérieur » de conscience. Pour cela il faut toucher à mon sens le « noyau commun » à l’ensemble des peurs qui peuvent se manifester au travers d’un évènement particulier, pour désactiver la fausse interprétation qui empêche l’énergie de suivre son parcours naturel et se dissoudre dans sa source.

En termes philosophiques, vous pensez soigner « l’individu » (tel ou tel symptôme ou évènement), alors que selon moi il faut traiter « l’espèce », sous laquelle cet individu est subsumé. A savoir obtenir une « cognition valide » de la cause qui a amené l’évènement simultanément à la prise de conscience corporelle de la remémoration sensorielle. Sinon vous aurez simplement le néant déguisé sous un bien-être artificiel et temporaire et même une véritable dislocation de l’être si la procédure était répétée avec « succès ». Cette dislocation pourrait même être interprétée comme la réalisation d’un état « sans peur », alors qu’elle marquerait simplement la transformation de l’homme en légume, guéri par un processus aussi naturel qu’obscur tant qu’il n’est pas éclairé par l’exercice du discernement.

Parce que l’esprit et le corps sont totalement inter-dépendants, la Conscience étant antérieure aux deux et leur origine commune. Si on identifie « l’air de famille » et on ne prend pas juste tel ou tel évènement isolé, toute la gamme des peurs semblables sera réellement dissoute, parce que la cause aura disparu de l’esprit et du corps. Cette prise de conscience se traduira par une compréhension profonde de la nature et de l’être, montrant que le problème n’a jamais été la peur qui est en fait voulue par la personne pour des raisons bien précises, mais le refus de comprendre la cause et les motifs de son apparition. Là où se trouve le déni, se trouve potentiellement le remède.

Tant que je ne perçois pas à la base que c’est mon imagination utilisée faussement qui crée un « monstre » paraissant extérieur à moi et qui cause une distorsion physique de l’énergie fondamentale - celle qui se manifeste alors sous forme d’une peur délirante spécifiée - je serai toujours la proie d’une angoisse refoulée. Mais si je sens pas physiquement et mentalement que l’origine de cette peur, c’est la croyance que ma mère m’a donné sans me demandé mon avis parce qu’elle a toujours refusé de se soigner de sa propre maladie et en accuse les autres, comme quoi mon père était un monstre fou et dangereux (alors qu’il est juste un tout petit peu plus égoïste que la norme), j’aurais beau revivre tout ce qui est possible, je n’atteindrai jamais la racine sans être remonté à la croyance erronée qui motive la spécification fallacieuse de la peur.

Ceux qui prétendent en avoir fini avec leur angoisse sans pouvoir rendre compte précisément du processus réel de leur libération se sont juste recroquevillés dans une certitude mentale transitoire qui s’en ira quand les circonstances auront changé, en particulier au moment de mourir. Tant qu’on est pas capable de dissoudre tous les souffles vitaux dans la goutte du cœur et ré-émerger sous forme d’un corps pur, immaculé et indestructible (qu’on appelle « corps illusoire » dans le bouddhisme mais dont on trouve mention dans toutes les traditions spirituelles), on aura a juste raison toujours cette peur du changement et aucune technique ne pourra rien y faire.

Maintenant tout a sa place et une raison dans notre univers, et ma voie consiste à éprouver les limites de ce qui est fini et limité sans s’y arrêter. Rappelez à individu sa réelle condition mortelle, pas de façon mentale mais énergétique, et vous verrez qu’aucune « méthode » enlèvera à quiconque son angoisse de base, qui viendra déguisée s’exprimer dans tel ou tel comportement qualifié de « pathologique ». Donc les agoraphobes et les déclassés en tous genres sont à mes yeux beaucoup plus proches d'eux-mêmes que ceux qui s'imaginent sereins parce qu'ils se sont rigidifiés. L'expérience de la peur et de la panique est une chance unique pour découvrir et expérimenter sa véritable nature, si on apprend à défaire la déviation qui a été acquise au cours de l'existence précisément à cause de la peur engendrée par l'inconnu qui se manifeste toujours de façon imprévisible et soudaine.

Cordialement

Aurélien


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lilie
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MessageSujet: Re: Témoignage sur le déroulement d'une séance TIPI pour agoraphobie avec attaque de panique   Dim 17 Fév - 20:20

Coucou Aurélien !

C'est vraiment dommage que le forum de tipi ne veuille pas publier ton témoignage, surtout s'ils sont aussi sûrs d'eux face à la méthode. Elle ne te propose même pas de recommencer alors ?

C'est étrange, la fin de ta lettre pourrait lui faire penser que tu n'as pas forcément envie de faire disparaitre les paniques irrationnelles

Aurélien a écrit:
Donc les agoraphobes et les déclassés en tous genres sont à mes yeux beaucoup plus proches d'eux-mêmes que ceux qui s'imaginent sereins parce qu'ils se sont rigidifiés. L'expérience de la peur et de la panique est une chance unique pour découvrir et expérimenter sa véritable nature, si on apprend à défaire la déviation qui a été acquise au cours de l'existence précisément à cause de la peur engendrée par l'inconnu qui se manifeste toujours de façon imprévisible et soudaine.

Mais je suis d'accord avec toi, sans l'agoraphobie je serais peut-être passée à côté de moi-même. Le tout étant une fois ayant acquis cette "chance", de pouvoir stopper la spirale infernale des angoisses et paniques irraisonnées à répétition...

Aurélien a écrit:
En réalité la seule fin possible à l’angoisse selon mon expérience c’est de vivre « l’amour divin » (je ne sais pas quelle locution employer alors je mets ce terme fourre-tout), qui consiste à faire corps totalement avec cette angoisse, de telle sorte qu’on devient « ami » avec elle et qu’on la reconnaît pour ce qu’elle est : l’énergie encore indifférenciée qui surgit spontanément de notre nature et qui n’est pas encore « qualifiée ». C’est-à-dire de ne pas la traiter comme une étrangère et la repousser comme une malvenue, mais parvenir à l’apprécier pour ce qu’elle, la manifestation déguisée de notre puissance fondamentale, une part de « Tout-ce-qui-est ».

Cette angoisse représente donc l’expression de notre énergie primordiale encore non spécifiée dans des objets, des évènements et des situations, et n’a rien de mauvais en soi. La « crise de panique » est due après observation à une déviation de cette énergie, qui au lieu d’être ressentie pour ce qu’elle est à la base, le surgissement totalement imprévisible de l’être sans forme encore définie, est interprété par le prisme d’élaborations cérébrales pré-conçues et fausses.

Une fois de plus je suis d'accord avec toi. Par contre, tu n'es pas ago et ton expérience m'intéresse. Je ne parviens à emporter en m'éloignant de chez moi cette "sécurité" que je peux éprouver à traverser ma panique en méditant (sécurité remplie d'effroi mais dont la pleine conscience et l'acceptation des ressentis me permet une expérience qui la rend "humaine" à savoir qu'elle passe même si c'est dur et que je peux la traverser en restant à la fois moi-même mais aussi dans mon corps).
Arrives-tu à méditer en extérieur lorsque la panique surgit ?

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Aurelien



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MessageSujet: Re: Témoignage sur le déroulement d'une séance TIPI pour agoraphobie avec attaque de panique   Lun 18 Fév - 0:08

Coucou Lilie !

Citation :
Elle ne te propose même pas de recommencer alors ?

Je n'ai pas pas envie de faire comme Minus, surtout que dans mon cas c'est payant.C'est moi qui ne veut pas y retourner car c'est une arnaque et je sais pourquoi. A la fin on a failli se battre et la tension montait alors je ne veux pas aller au pugilat ! D'ailleurs au début quand j'avais appelé la première fois elle m'avait rebiffé au téléphone, car elle sentait bien que je n'allais pas pouvoir répondre à la statistique. C'est comme ça qu'ils peuvent faire leur score mirobolant. Ils savent à l'avance plus ou moins avec qui ça va marcher.

Citation :
C'est étrange, la fin de ta lettre pourrait lui faire penser que tu n'as pas forcément envie de faire disparaître les paniques irrationnelles.

Si le côté irrationnel de la chose quand c'est créé artificiellement. Mais je trouve que "l'état de panique" nous rend vivant et enlève des barrières quand on est trop inerte. C'est d'ailleurs peut-être pour ça que nous le générons inconsciemment. La semaine dernière, j'avais "oublié" mes clefs de voiture dans une gare sur un siège, je m'en suis aperçu une fois arrivé à Paris (je viens dans la capitale travailler deux jours par semaine sinon j'habite en province) et j'ai commencé à paniquer. Si quelqu'un trouve la clef, voit ma voiture garée juste à côté en voyant le porte-clef Renault, s'empare de la voiture, etc... ?

Mais là j'ai analysé la situation et j'ai senti qu'en fait j'aimais bien le fait de me sentir angoissé, parce que ça provoquait plein de sensations dans le corps, alors qu'auparavant je me sentais inerte, en "sécurité" mais mort. Là ça devient vivant en quelque sorte. Alors je pense que l'état d'angoisse donne accès à une forme de "pauvreté" de notre être et nous montre notre fragilité et notre vulnérabilité. Et si on l'accepte, ça peut faire une formidable expérience où finalement il n'y a plus de souci particulier et on se sent bien et même en félicité parfois.

Mais le problème, c'est qu'on ne vit pas ce vide, on interprète et on croit qu'on a la peur de ceci ou de cela et c'est ça qui déforme et corrompt tout. En fait c'est angoissant à la base de ressentir qu'on est "rien" (ce qui peut se traduire spatialement par la peur devant les grands espaces) et alors il faut s'accrocher à quelque chose, donc on s'invente des monstres, des fantômes, et de là naissent toutes sortes de phobies et de névroses.

Le lien avec "l'amour divin" c'est là qu'on peut sans doute le trouver. Si on arrive à faire corps avec cette angoisse primordiale sans s'imaginer que des "techniques" vont pouvoir nous en libérer, on a une chance d'en expérimenter une parcelle. Et je crois que toutes ces "paniques irrationnelles" sont peut-être un biais pour nous amener à quitter notre confort et notre sécurité pour trouver la source de notre être. Mais tous les thérapeutes veulent à tout prix nous "guérir" de force pour nous adapter à la société, mais la "maladie" traduit précisément ce refus de la société.

Citation :
Arrives-tu à méditer en extérieur lorsque la panique surgit ?

Je ne sais pas si j'ai très bien compris ta question, mais il me semble dans mon cas que la différence entre "extérieur" et "intérieur" ne joue pas vraiment. A l'extérieur comme à l'intérieur, le problème c'est que des peurs imaginaires sont engendrées à partir d'une angoisse fondamentale bien réelle, qui ne s'enlèvera pas d'un coup de baguette magique.

Mais je me demande quand même si je ne suis pas aussi un peu "ago" dans un certain sens, parce que je suis terriblement angoissé à l'idée de me perdre (je n'arrive pas à me débrouiller avec une carte et un trajet que je peux faire dans un sens je me perds au retour -arrivé avant hier - un trajet fait de nuit sans problème devient totalement nouveau et imprévisible le jour... ) Au point que j'ai pu faire 200 fois un trajet de Neuilly-sur-Marne à Nation en vélo pour aller un ciné avec des amis, sans avoir été capable d'identifier précisément l'itinéraire. Et seul de nuit dans le bois les dernières fois, je me suis perdu à nouveau et c'était assez horrible. Alors je me demande quand même s'il n'y a pas une appréhension de l'espace, outre la paresse de prendre des repères visuels précis.
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Aurelien



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MessageSujet: Re: Témoignage sur le déroulement d'une séance TIPI pour agoraphobie avec attaque de panique   Lun 18 Fév - 0:14

Citation :
donc on s'invente des monstres, des fantômes, et de là naissent toutes sortes de phobies et de névroses

... alimentées par des évènements traumatiques réels mais amplifiés et déformés par le mental.
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MessageSujet: Re: Témoignage sur le déroulement d'une séance TIPI pour agoraphobie avec attaque de panique   Aujourd'hui à 2:43

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Témoignage sur le déroulement d'une séance TIPI pour agoraphobie avec attaque de panique
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